El Hadj Omar et Kankan, un bref commentaire de commentaire
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- Publié le mercredi 23 mai 2012 23:27
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
On lit ce commentaire de notre national Monembo
"Par son antériorité, sa position géographique et son génial sens du commerce et de l'entregent, Kankan, parmi toutes, jouera un rôle de premier plan. Cette vieille cité mandingue fondée au XVIIe siècle sur le socle sûr de la noblesse et de l'érudition sera mêlée de près ou de loin à tous les bouleversements opérés dans la région par la vague des théocraties musulmanes. Elle a, ne l'oublions pas, très tôt essaimé ses marabouts sur les routes de la cola (vers la Guinée forestière, le Liberia, la Côte d'Ivoire et le Ghana) et soutenu de toutes ses forces aussi bien Karamoko Alpha, le fondateur du royaume du Fouta- Djallon, qu'El-Hadj Omar, le fameux conquérant toucouleur]
L'Islamisation de Kankan
C'est au cours de l'assaut que Diéri fut tué tandis que Mamadou retranché dans son tata faisait une sortie et anéantissait les forces Bambara.
L'Islam était vainqueur en Haute-Guinée. Mamadou conquiert le Ouassoulou et le Sankharan et construit les mosquées de Kankan et Nafadie.
Mais ce succès fut de courte durée. De 1860 à 1865 la lutte reprend entre les Musulmans et les Bambara. Vers 1865, les Ouassoulounké attaquent de nouveau Kankan et battent à Kobisoua les forces réunies de Kankan Moriba et de Fali Moussa Koulibali, chef du Kéniéra.
Les pays que Mamadou Sakho avait réunis autour de Kankan reprenaient leur indépendance. Un marabout, Sori Ibrahima, avait réuni le Konian, le Gankouna, le Torokoto et le Kabadougou, tandis que la confédération du Sankharan, du Baléya, du Kolakou et du Hamana barraient les pistes du Sud-Ouest aux gens de Kankan qui venaient s'y approvisionner en colas et en esclaves. La route de Kankan était aussi fermée aux troupes du Bouré par le Diouma allié aux montagnards de la rive gauche du Niger.
