DSK – Nafissatou (Paul Théa)
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- Publié le mercredi 22 février 2012 15:09
- Écrit par Paul Théa
Je ne veux en aucun cas revenir sur une histoire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, mais personnellement, je tiens à attirer l’attention de ceux
qui m’avaient critiqué à une certaine époque, au sujet de mon engagement.
En effet, j’avais écrit un article «Affaire Nafissatou » pour exprimer mon point de vue et mon désir de voir un procès pour que la justice tranche.
Je trouvais curieux, que pour une affaire de mœurs entre deux adultes ; que l’on envoie des équipes de reportages pour parler de manière péjorative d’une famille, d’un village et d’un pays; étant du milieu, j’avais une appréhension sur ce tapage médiatique.
Je l’avais dit dans mon article que le but était tout simplement de discréditer la jeune femme pour éviter un procès; je le redis encore ici ; même une prostituée qui crie au viol, doit être prise en considération bref. Nous n’allons pas refaire cette histoire.
Dans l’affaire Tristane Banon par exemple, il est écrit sur le site figaro.fr.
«Le parquet a estimé qu'il y avait eu «agression sexuelle» lors de leur rencontre dans un appartement parisien, en 2003. Une qualification qui ne permet toutefois pas à la justice de poursuivre DSK, les faits étant prescrits au bout de trois ans ».
Autrement dit, si elle avait porté plainte plut tôt, il y aurait bien eu poursuite.
Aujourd’hui, c’est toujours du coté français (le journal Le Monde), que des témoignages arrivent sur la double vie de DSK.
Mon appréhension se confirme maintenant que tout ce tapage médiatique avait pour but d’éviter un procès pour ne pas étaler cette double vie.
Sans rentrer dans une polémique quelconque, je me pose la question de savoir si ceux qui avaient craché sur Nafissatou sans chercher à comprendre, auront le courage de revoir publiquement, leurs copies.
Je pars du principe que tous les êtres humains doivent êtres égaux devant la loi; des bons et des mauvais; on en trouve dans toutes les races, toutes les ethnies, tous les pays et dans toutes les couches sociales; c’est par ce principe que j’ai soutenu ma compatriote sans intérêt. Je n’ai jamais contacté directement ni ses avocats, ni sa famille à plus forte raison elle-même.
Depuis qu’une amie m’a demandé de faire un documentaire pour raconter le viol dont elle a été victime, je suis encore plus sensible à ce problème; combien de filles ou de jeunes femmes se font violer dans notre pays ? Elles n’ont que les yeux pour pleurer.
Que voulez-vous, je suis un homme de conviction et je n’ai pas peur de les exprimer pour soutenir une cause ou une personne; peu importe sa race, sa religion, son sexe ou son ethnie.
Paul Théa.
