Lutte anti-narco ou la poudre aux yeux dont le kilo vaut la bagatelle de 35 000 euros en Guinée !
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- Publié le mercredi 27 juin 2012 20:09
- Écrit par Könömou
Le kilo de la cocaïne coûte 35 000 euros en Guinée. C’est ce que le Colonel Moussa Tiégboro Camara, secrétaire général à la Présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, a laissé entendre ce mercredi 27 juin à Conakry. C’était à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues. Cette journée a été célébrée en différé en Guinée pour des raisons de calendrier dit-on. Le colonel Moussa Tiégboro Camara a précise :
« Si le kilo de la cocaïne était à 12 000 Euros en 2008, 22 000 Euros en 2009, 16 000 Euros en 2010, 27 000 Euros en 2011, nous sommes aujourd’hui à 35 000 euros le kilo de cocaïne en Guinée, et c’est le prix le plus élevé de la sous-région. Ce qui signifie sa rareté et j’en suis fier ».
Pour la célébration de cette journée, le comité interministériel de lutte contre la drogue que le Colonel Tiégboro préside, a incinéré un lot important de drogues saisies au cours des douze derniers mois par les services répressifs, l’Office central anti-drogue (OCAD), la gendarmerie nationale, la police nationale et la douane nationale ainsi que les services de défense dans la zone spéciale de Conakry. Cette incinération a eu lieu à 15 heures GMT au camp du Groupement d’intervention rapide (GIR) sis au Km 36 au nord-est de la capitale guinéenne. Il s’agit de : 2 tonnes 615 kg ; 23,022 kg de cocaïne ; 132 capsules et 4 280 comprimés de Viagras contrefaits ; 5 900 comprimés d’Ephédrine et 58 comprimés de Valium.
Il faut rappeler que l’ex-junte (Ndlr, CNDD : Conseil National pour la Démocratie et le Développement) qui avait le pouvoir en Guinée le 23 décembre 2008, avait déclenché une vaste campagne de lutte contre le trafic de drogue. La Guinée était devenue la plaque tournante du trafic de drogue dans la sous-région. A l’issue de cette campagne, plusieurs présumés narcotrafiquants avaient été arrêtés et jugés, mais le trafic de drogue sévit de plus belle malgré l’avènement d’un gouvernement démocratique. Aujourd’hui, le pays reste la plaque tournante de la drogue.
