Coiffure : Les confidences de la tenancière d'un salon à Matam

Actualités Guinée-Conakry Cette semaine, nrgui.com s’est intéressé à l’activité des femmes. Après un constat sur le terrain, tenir un salon de coiffure est devenu une activité génératrice de revenus pour bon nombre de jeunes filles de Conakry. Elles sont nombreuses ces filles qui abandonnent les études pour embrasser le métier de coiffeuse pour subvenir à leurs besoins. C'est le cas de Fatoumata Bangoura qui est la propriétaire du salon ''Fatim'' sis dans la commune de Matam.

Le salon ''Fatim'' est convoité par bon nombre de filles et de femmes de Conakry.  Le tissage, les tresses, la manucure et la pédicurie sont entre autres les différentes activités pratiquées par le personnel dudit salon. En plus de la coiffure qui y est pratiquée, le salon ''Fatim'' a aussi des accessoires pour les mariages.

La maîtresse Fatoumata Bangoura se dit heureuse d'avoir ce salon qui lui permet aujourd'hui de se prendre en charge et de ne pas dépendre de quelqu'un d'autre. « J'ai a eu l'initiative d'ouvrir le salon dans le but de subvenir à mes besoins. Et aujourd’hui, grâce à mon travail, j'arrive à m'occuper financièrement de ma mère qui est au village », se félicite-t-elle.

Fatoumata Bangoura affirme tout de même que la rareté de clientes ces derniers temps constitue l'une des difficultés qu'elle rencontre dans ce métier. « Des fois, il y a beaucoup de clientes qui viennent, des fois elles ne viennent pas parce qu'il n'y a pas d'argent. Quand j'ai des clientes, je peux gagner par jour 70 mille francs ou plus », dit-elle.

Mariame Sylla, l'une des travailleuses, donne son avis  à propos du salon. «Je n'étudie pas, c'est pourquoi je travaille ici. Et j'aime beaucoup le salon parce que la maîtresse s'occupe très bien de nous. Elle nous apprend bien la coiffure  affirme-t-elle affirmé.

De son côte, une cliente, rencontrée au salon ''Fatim'', nous explique pourquoi elle préfère ce salon pour le traitement de sa tête. « Je choisis ce salon parce que les filles me tressent toujours bien. Elles sont rapides. En plus, les prix sont abordables », témoigne Bountouraby Bangoura.

Pour la maîtresse, la coiffure a des avantages pour elle. Elle lui permet entre autres d'être autonome et l'empêche de dépendre de quelqu'un. C'est pourquoi elle dit qu'il n'y a pas de sot métier et elle demande aux jeunes filles d'embrasser un métier. Le premier mari d'une fille c'est son métier, dit-on souvent.

Alphonse Camara pour nrgui.com

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