Plus jamais ça !

Oh temps ! Témoin de toutes les civilisations.

Oh temps ! Symbole de la neutralité.

A toi je viens dire mon indignation.

Mon peuple, mon cher peuple a été victime d’une cruauté.

Ce peuple qui a préféré la liberté à l’opulence.

Qui d’une manière courtoise mais ferme, a dit non à De Gaulle.

Aujourd’hui ce peuple est victime d’une atroce violence.

Au stade du 28 septembre, son sang a coulé du premier au second goal.

Oh temps ! Ses bourreaux ne sont que ses propres fils.

Oh temps ! Mon cœur est rempli de peine et de dégoût.

Les criminels de mon peuple sont aveuglés par leur vice.

Des corps d’honnêtes citoyens ont été jetés dans des égouts.

Des femmes réclamant la transparence ont subi des viols collectifs.

Vois-tu, mon cher temps ? Nos militaires ont été ignobles.

Plus révoltant encore, est le fait de minimiser l’effectif.

L’effectif de tous ceux qui ont perdu la vie pour défendre la cause

noble.

 

Prière d'insérer : Après son premier recueil de poésie édité chez Elzévir, Sékou Koïta

revient avec un second encore plein d’émotions. Il montre ainsi son

évolution poétique.

Ce recueil est un ensemble de poèmes à la fois engagé, romantique et

drôle.

Juriste, chargé de cours, Sékou Koïta vit à Reims, en France où il

prépare une thèse en droit privé.

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