Zogota n’est qu’une étape (par Ourouro Bah)

Je parle d’un vieux parcours

D’une promenade  sur  la courbe de la décadence

Descendant les pentes de  l’amertume

Des crimes impunis, de terreur gratuite.

 

Eux sont de la  Forêt Sacrée

D’autres sont des plaines du Sankarani

D’autres encore

Du mont Loura et du mont Tinka

Des rivières du Sud à l’ile de Gorée.

 

Qui te dit que nous sommes parents ?

Si ce n'est pour nos consciences blessées

Qui  hantent les fosses communes

Nos prières au bord des charniers fermés

Dont nos vœux n’ont pas eu encore raison

De l’hermétisme.

 

Qui te dit que nous avons un devenir ?

Si ce n’est  le potentiel de notre peine

Qui  filtre des interstices  de la haine

Pour armer les mains des braves

Qui  assécheront  les mares du fascisme.

 

Pour éclore tous les secrets

Les murmures des dernières volontés

Des pendus et des  affamés

Des mutilés du corps et des blessés de l’esprit

Des violées du sexe

Du silence de la honte

De la honte partagée

D’avoir succombé

Et au sentiment  de n’être rien

Face aux géniteurs du mal.

 

Les armes et  le nombre de morts

Ne distinguent pas les prédateurs

Des gardiens de la liberté.

La différence n’est pas le  hasard de  la naissance. La différence n’est pas entre  la paix et la guerre.

La différence est dans la raison du combat.

Au nom de principes inaltérables

Ou au nom de la convoitise.

Au nom du salut ou au nom

Des remords d’avoir assassiné l’innocence.

Ourouro Bah

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