Pendant cette première phase de présélection en Afrique, les membres du jury, composés d’acteurs économiques de renom, se sont dits impressionnés par la qualité et la diversité des start-up africaines, notamment dans la ville sud-africaine du Cap, qu’ils considèrent comme une Silicon Valley en puissance. « Il y a beaucoup d’éléments qui en font une ville favorable pour les entrepreneurs. Il y a de bonnes universités, beaucoup de talents et un soutien des pouvoirs publics », explique Marcelo Schermer, directeur régional Afrique du Seedstars World.
La révélation « Le Cap »
Ce climat propice à la créativité serait également dû, en partie, à deux hommes très en pointe dans le secteur du numérique : Justin Standford et Vinny Lingham. À la suite d’un séjour dans la Silicon Valley californienne, ils ont lancé, en 2009, « Silicon Cape Initiative », un réseau d’entrepreneurs sud-africains.
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Mais les autres start-up du continent ont aussi toutes leurs chances, estime Marcelo Schermer : « Les entrepreneurs en Afrique allient une motivation sans faille et une volonté d’aider les gens, d’apporter quelque chose à leur communauté. Je pense que ce sont les deux principales cartes des candidats du continent. »
Il reste une dizaine d’escales en Afrique, à commencer par Kigali (Rwanda), le 26 août. Autant d’occasions qui pourraient permettre aux start-up africaines de rafler, comme en 2014, deux des trois prix décernés dans le cadre de cette compétition.
Dorian Cabrol
Le Monde

Les jeunes entrepreneurs africains seront-ils les champions du monde de l’innovation ? Après six étapes de présélection pour le concours international de start-up Seedstars, 19 projets ont déjà été retenus pour participer à la phase finale de cette compétition qui se tiendra en mars 2016 et qui récompensera la start-up la plus innovante avec une enveloppe de 500 000 dollars.