L'Opposition face à la presse : De l’impasse vers l’implosion ?
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- Publié le jeudi 16 février 2012 21:53
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
C’est ce qui ressort en synthèse des propos tenus cet après-midi pendant la conférence de presse donnée par les tenants de la véritable opposition
à ce qu’il faut bien appeler dérives dictatoriales du non-Etat condéen. Or donc ce Dialogue qui vient de connaître sans doute une séquence de son épilogue dans l’entêtement de la nébuleuse présidentielle à ne pas lâcher du lest au sujet de la question centrale de la restructuration d’une CENI qui d’ailleurs ne devrait même plus être. Non seulement il semblerait que les pions du Pouvoir s’arcboutent dans leurs postures radicalement ridicules, mais ils veulent légitimer ce conglomérat où s’entassent pêle-mêle opposition et particules brassés par le vent d’un changement qui veut maintenir la première institution qu’il eût fallu disqualifier avant tout dialogue. Mais non seulement l’Opposition, au risque de tomber dans la compromission a accepté de se commettre avec des individus qui peinent à représenter plus qu’eux-mêmes, la voilà menacée de se décrédibiliser définitivement aux yeux de ceux qui leur ont massivement fait confiance, en se laissant malmener par un « facilitateur » aux ordres.
Pourtant ce prélat laissait entrevoir sous sa soutane, rien que de la réserve, de la dignité, tout en suggérant un âme ferme puisqu’il a parlé de démission si..
Bref, l’opposition revient à une menace déjà proférée. Pas d’élection si..
Mais avec des si, on ne peut pas siffler la fin d’une récréation dont la finalité est "d’amuser la galerie", (pour reprendre un mot juste de Sidya, Abou Sylla ?), c’est cela, il ne faut pas en rester à de sempiternels si. Lancer un mot d’ordre tel qu’empêcher des élections, cela n’est pas nouveau. Ba Mamadou, Siradiou Diallo et un certain « opposant historique » y avaient été tentés pendant les années 90. Non seulement ils n’ont jamais réussi vraiment un boycott efficace d'élections, au contraire, ils avaient même fini par siéger en 1995, dans une assemblée configurée pour légitimer une majorité présidentielle qui nous a menés à une monarchie en bottes, kalaches en bandoulière.
J’espère que vous avez déjà votre « plan B », messieurs les ténors.
Wa Salam,
El Hajj Saïdou Nour
