Il n’y aura pas une nouvelle CENI
- Détails
- Publié le jeudi 23 février 2012 01:53
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
La messe est dite, c’est le cas de le dire, enfin si l’on veut. Car au lieu que ce soit Mgr qui le dise, c’est son alter ego gouvernemental qui verse l’eau bénite sur son président ressuscité.
On s’attendait à une eau lustrale, une onction, une huile mortuaire pour consacrer le dernier souffle d’une institution grabataire. Du moins c’était le rêve ou une des exigences fondamentales de l’Opposition. Mais non, il va falloir se réveiller. Terminée, la récréation ! Alassane Condé a sifflé sa fin. Il y a un petit lot de consolation. Si le président de cette institution, tel Lazare des saintes écritures se voit donné des prolongations, avec toujours les pouvoirs exorbitants que lui confère un certain article 162, eh bien il va devoir les partager avec les 2/3 de son institution, si nous avons bien compris : pour qu’il manie ce terrible marteau, il faut l’accord des 2/3 de la CENI.
Mais si la CENI est composée de la Mouvance, du Centre, des Centres, des Centristes et des cent tristes figures de cette transition qui nous ont conduits à ce triangle des Bermudes, bè y a na bolo, ou help yourself ou ngari kala è betchè mum ! Que les Niankoyes ne m’en veuillent pas. J’ai un ami manon qui hante les berges du Potomac à Washington, vous savez c’est le bled d’Obama, eh bien écrivez-lui, il vous traduira cette expression en anglais et même en kpèlè..
Mamayas, Niamou, Doundoumba, Kakilambè pour en arriver là !
Une vraie guinéade, dirait le même ami.
Wa Salam, El Hajj Saïdou Nour Bokoum.
PS : Demain comme tout le monde, je vais vous montrer scannés, les docs qui scellent l’engagement de cette société sud-africaine et mon fils, cerbère de mon guichet unique pour gérer la quincaillerie et le software qui va avec, pour nous recracher des élections libres, crédibles, démocratiques, sans taches. Le seul doute c’est de savoir si le matériel date de l’apartheid de Vorster ou de l’ANC de Mandela. Avec la mondialisation, l’espace-temps est une marmelade quantique (voir Einstein et Max Planck) où tout est dans tout, comme les couleurs de l’arc-en-ciel où l’on ne sait pas où commence le rouge et où finit le vert. Comme l’état actuel de nos couleurs nationales. Au début elles étaient trois. Maintenant, bientôt elles seront 4 : une pour chaque région dite naturelle.
