L’Union de la Presse Libre de Guinée(UPLG)
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- Publié le dimanche 29 avril 2012 18:16
- Écrit par Oumar Mbo et SNB
Des journalistes qui prennent leur destin en main. Ansi soit-il !
Un groupe de journalistes guinéens se sentant frustrés, marginalisés et oubliés, ont décidé librement de se retrouver en une association dite Union de la Presse Libre de Guinée(UPLG).
En effet, la presse guinéenne qui se cherche, n’a pas le droit de se laisser piétiner, encore moins de se faire ignorer par un clan de journalistes, se disant représentatifs de toute la presse guinéenne. Non ! La presse nationale doit se lever comme un seul homme en vue de défendre ses droits, de prendre son destin en main.
Few !
Il s’agit de se lever pour ne pas laisser le métier de journaliste, (quel noble métier !) en péril.
Ce groupe de journalistes, de l’UPLG est convaincu que le Conseil National de la Communication (CNC) accueillera à bras ouverts (faut pas trop serrer quand même la dame Condé..ndlr), cette nouvelle Union voudrait se « tenir loin des querelles intestines mues par des intérêts égoïstes et mesquines ».
L’UPLG, comme il est clairement défini dans ses objectifs, veut essentiellement ‘’rassembler dans un esprit confraternel, les journalistes professionnels des différents médias…’’.
Pignon sur rue ?
Faut-il le préciser, la première assemblée générale de l’UPLG s’est tenue le samedi 14 Avril dernier au siège de l’Agence ‘’Vision 2000 communication’’, au quartier Almamya dans la commune de Kaloum à Conakry.
A cette occasion, un Bureau Exécutif de 21 membres a été élu dont la direction a été confiée, sans surprise, serait on tenté de dire, à l’Administrateur générale de l’Agence ‘’Vision 2000 Communication’’, notre confrère Alpha Souleymane BAH qui a déjà commencé son travail de rassembleur de la famille de la presse guinéenne.
En matière de rassemblement, il n’y a que des premiers en Guinée. Rien que des têtes. Comment rassembler une nation, un corps qui n’a que des têtes ? L’humoriste français d’origine marocaine, parlant de ses petits camarades « banlieusards » (le z à cause de zonards on ne peut pas suivre servilement l’académie française voyons) donc il a eu ce mot à propos de la callera, la racaille de Sarko pour appeler un chat un chat et une chauve-souris :
Mes copains, c’est comme les chauves-souris, ils dorment le jour et travaillent la nuit..
A cause de l’ascenseur social qui est bloqué dans les sous-sols.
Et notre Sassine national a dit à peu près la même chose.
En Guinée, les « petits » commerçants, les artisans, pharmaciens, enfin quiconque a une idée, souffre du syndrome de la chauve-souris. Il y en a une qui a l’idée de s’accrocher à une branche pour dormir (le jour) et voilà toute la horde de prédateurs ailés qui viennent s’accrocher à la même branche.
Qui se casse et tout le monde se retrouve par terre.
Pharmacies par terre, librairies par terre,
Toute la Guinée par terre..
Des prétendues associations de journalistes qui n’existent que de nom ne doivent plus avoir leur place en Guinée. Car la presse doit être vivante, dynamique et représentative, à l’image de ses consœurs d’ailleurs.
Eskeî !
Oumar M’BÖh
