Lutte contre les armes légères : que la Guinée ratifie la convention !
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- Publié le dimanche 6 mai 2012 00:50
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Une mission de RASALAO (Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’ouest ) était dans nos murs du 28 avril au 4 mai. Objectif ? Faire le plaidoyer au-près du gouvernement guinée pour le dépôt des instruments de ratification de la convention de la CEDAO sur les armes légères et des petits calibres (ALPC) et le traité sur le commerce international des armes. Et rencontrer la organisations de la société civile pour parler de l’organisation de l’Assamblé générale de RASALAO Guinée et également du rôle que la société civile pourrait jouer dans la lutte contre la prolifération privative des armes légères.
Le 3 mai, une conférence de presse a été organisée à cet effet. Les conférenciers ? M Bafour Amoa président de RASALAO, Mme Dieng Fatou Secrétaire générale de la commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des ALPC, M. Sow Saikou de ABC développement et Koukou Mara présidente du Réseau des Journalistes sur la Sécurité et le Développement en Afrique de l’Ouest.
Pour commencer Koukou Mara a présenté son réseau :
« C'est après plusieurs rencontres que les journalistes ont choisi délibremment de rentrer dans la lutte contre la prolifération des armes légères, conscients de la nécessité, de l’urgence et de l’importance et du rôle des journalistes dans ce domaine. Le RJSDAO est le premier réseau des journalistes pour la sécurité et le développement en Afrique de l’ouest ».
Ce réseau a pour objectif de sensibiliser et d’informer sur la problématique de la paix, de la sécurité et sur la circulation des ALPC dans la sous région. La promotion des textes africains et internationals sur la paix, la sécurité et des armes légères. Le développement de la citoyenneté démocratique et intégrationniste par la vulgarisation des textes qui s’y rattachent, l’accompagnement des structures nationales, sous-régionales engagées dans la culture our la paix, la lutte contre la circulation illicite des armes, la sensibilisation et l’éducation de la population sur la problématique liée à la sécurité humaine, la formation des journalistes au droit international humanitaire. La création et l’animation des desks, rubriques et émissions dans les médias, sécurité et le développement.
En 2010 il a été demandé à tous les points focaux de RJSDAO de mettre en place dans leurs pays la branche RJSDAO pour mieux coordonner la lutte avec les démembrements de RASALAO dans le pays.
M Sow a indiqué que depuis 2006, son organisation évolué dans le cadre des luttes contre ce fléau qui menace la Guinée. Il y a beaucoup d’armes qui circulent dans le pays, surtout vers les frontières entre la Guinée et la Sierra Léone, la Guinée et le Libéria, La Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée Bissau. Ils ont piloté un rogramme sous-régional pour lutter contre le fléau dans quatre pays dont le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et la Guinée. En Guinée le choix a porté sur Koumbia dans Gaoul . La lutte a été ménée dans le cadre d'un projet « arme contre développement » Les communautés ont été sensibilisées pour déposer volontairement les armes abandonnées par les anciennes milices de la révolution, des anciens combattants de la Guinée Bissau qui avaient pris la Guinée comme base arrière. Quelques 450 armes auraient été déposées contre un financement de 12 micros projets de développement communautaire et l’implantation d’une radio communautaire qui sera bientôt lancée. Des séries de sensibilisation ont été organisées à Conakry à l’occasion de la journée d’action de lutte contre les ALPC.
Mme Dieng a rappelé que c’est en 1999 que les chefs d’Etats de la sous-région se sont réuni à Bamako, conscients de l’insécurité, du trafic de drogue, du blanchiment d’argent et du trafic d’enfants qui sévissaient dans la sous-région. Ils ont décidé de mettre en place un instrument de lutte contre ce fléau. C’est ainsi qu’en 2000 il a été créé une commission nationale de lutte contre la circulation illicite des armes légères qui a pour mission de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de lutte contre les armes légères. La COMNAT Guinée est composée d’une dizaine de départements ministériels et des départements techniques qui ont en charge la gestion d’armes, de la drogue, des trafics d’enfants etc., et cinq organisations de la société civile. Elle a également des antennes dans les Huit régions administratives.
Elle soutient que la Guinée serait l’épicentre du trafic d’armes légères dans la sous région. Et que plus de 2000 armes ont été récupérées et en 2004 des armes caduques qui étaient au détenues par les forces de l’ordre. Plus de 40 000 armes ont été égalements détruites à Kakoulima avec le financement de l’ambassade des Etats-Unis.
RASALAO Afrique de l’Ouest regrouperait plus de 300 organisations de la société civile de la sous-région qui s’impliquent dans le cadre de la lutte contre les armes légères en Afrique de l’ouest. A indiqué M Bafou. L’ONG collecte et détruit plus d’un million d’armes chaque dans touts la sous-région.
« En octobre 2005 le président de RASALAO a présenté un projet de convention sur les armes légères et des petits calibres à la CEDAO pour remplacer le moratoire sur l’import et l’export des armes dans la zone CEDAO. Les chefs d’Etat ont ssigné la convention en juin 2006. C’est pourquoi RASALAO s’est donnée une obligation de tout mettre en œuvre pour que tous les pays membres de la CEDAO ratifient cette convention. Car elle ne devrait entrer en vigueur que si au moins huit pays l’avaient ratifiiée. Donc en 2009 la convention est entrée en vigueur. Quatre pays n’ont pas encore n’ont pas encore ratifié cette convention, dont la Guinée, le Gambie, la Côté D’Ivoire et la Guinée Bissau », a rappeler M Bafour.
En réalité, la Guinée a déjà ratifié la convention mais les instruments juridiques n’ont pas encore été déposés à Abouja. Pour Mme Dieng cela est d à la situation politique qu’a traverséê la Guinée depuis 2007 :
« Le feu président Lansana conté, vu son état de santé, ne pouvait pas signer ces instruments, le capitaine Dadis non plus parce qu’une junte ne peut engager un pays et le Général Konaté nous avait dit qu’il ne pouvait pas le faire parce qu’il était président d’une transition » .
M Baffou se dit réjoui de sa mission parce que les autorités l'ont assuré que les instruments de ratification seront déposés dans des meilleurs délais.
« Il n’y a pas de développement sans la paix et les petits calibres sont l’une des causes du retard du développement de notre sous région », dit-il pour conclure.
ASB
