Préparatifs des examens nationaux : EDG doit faire mieux !
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- Publié le samedi 2 juin 2012 14:35
- Écrit par ASB
Actuellement, les lieux éclairés de Conakry sont envahis par les candidats aux différents examens nationaux pour revoir leurs leçons. Faute de courant dans les maisons. Un étudiant « noctambule » trouvé dans le parking de l’aéroport international de Conakry Gbessia témoigne :
« Je viens ici tous les jours pour réviser à cause du manque de courant. Je quitte la maison à 19h et je rentre à 00h. À la maison, il n’y a pas de courant. Si je ne viens pas ici je ne pourrai pas préparer mon examen, ceci malgré les réactions de certains agents de sécurité ».
Certains élèves forment de petits groupes de révision et se retrouvent en des endroits plus ou moins sécurisés, en voici un qui explique :
« Nous avons formé un groupe de révision qui fonctionne très bien. Chacun donne un cours en fonction de sa maîtrise du programme. Mais l’obscurité nous fatigue, nous avons acheté trois veilleuses à cause des coupures intempestives. Nous avons établi un emploi du temps en fonction du courant. Quand celui-ci vient à 18h, nous commençons la révision à cette heure pour finir à 00h. Au cas contraire, nous révisons de 00h à l’aube ».
Certaines écoles organisent des semi-internats de 8h à 18h, que les parents d’élèves payent en plus de la scolarité annuelle. Ces semi-internats permettent aux élèves de revoir avec les professeurs tous les programmes qu’ils ont vus au cours de l’année. Ces frais varient entre 50 000 et 100 000fg. Pour certains c’est cher, un candidat déplore.
« Tous les élèves ne peuvent payer ces somme et ceux qui ne payent pas sont privés des cours. On m’a une fois vidé de la salle parce que je n’avais pas payé, ainsi que mon ami. Nous avons perdu toute la journée, on était obligés d’aller chercher de l’argent pour pouvoir accéder à la salle. J’ai payé 40 000fg et mon ami 25 000fg ».
En revanche, d’autres écoles organisent gratuitement les semi-internats.
Il faut noter qu’en attendant les examens qui vont débuter dans une semaine, les candidats restent exposés à l’insécurité qui règne à Conakry. Tout de même d’autres sont obligés de passer la nuit aux lieux de révisions ou former de petits groupes pour rejoindre le domicile.
ASB
