Le procès des manifestants du 10 mai au tribunal de première instance de dixinn

Le procès des manifestants de la marche du 10 mai a débuté lundi au tribunal de première instance de Dixinn. Poursuivis pour coups et blessures volontaires et attaques aux édifices publics et privés, ils sont 54 à comparaitre devant le tribunal dans ce dossier. Après près d'un mois d'attente, ce procès commence au lendemain de la visite effectuée à la maison centrale par les leaders des blocs du Collectif et de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP). Pour la journée du lundi, 20 personnes ont comparu dont 2 mineurs qui n'ont pas été auditionnés ;à tour de rôle, chacun à expliqué les conditions de son arrestation et tous ont nié à bloc toute implication dans la marche pacifique organisée par les deux blocs de l'Opposition en protestation contre la poursuite des activités de la commission électorale nationale et sa recompositions, deux revendications qui sont depuis quelques mois le cheval de bataille de l'Opposition .Pour rappel, le 10 mai dernier la marche pacifique lancée par une partie de l'Opposition s'était transformée en une scène de violence entre manifestants et et gendarmes; plusieurs arrestations ont suivies une soixantaine à peu près. Parmis les accusés deux mineurs et une femme nourrice allaitant un enfant de 1 an et demi. Devant ce tribunal présidé par M'mah Soumah, la défense a dénoncé un le vice de procédure en brandissant l'argument que les accusés qui étaient annoncés être pris en flagrant délit devaient être traduis devant la justice immédiatement ce qui ne fut pas le cas et du coup, ils ont demandé l'annulation du procès. Côté partie civile, l'on a estimé que le retard accusés pour le début de ce procès s'explique par la réalité du terrain. (Réfection des locaux abritant le tribunal notamment).

 Le procès n'a pu continuer le mardi à cause de l'assemblée générale des avocats. Les travaux reprennent ce mercredi pour la suite de l'audition des accusés.

En attendant l'issue du procès, force est de reconnaitre que l'environnement politique de la Guinée est loin de sortir de l'ornière, avec  divergences dans l’approche des questions importantes de la nation, ce qu’illustre ce procès qui divise et les politiques et les citoyens.

ERAPMOS

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