Un mois béni, dont certains risquent de ne récolter que blâme, pour ne pas dire pire..
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- Publié le jeudi 5 juillet 2012 01:45
- Écrit par ERAPMOS
En effet ce saint mois de carême rime avec la cherté de la vie à Conakry
Dans trois semaines, les Guinéens à l'instar ses coreligionnaires musulmans des autres pays observeront le jeûne du mois saint de ramadan .Majoritairement musulmane l'approche de ce mois crée au sein de la population guinéenne la peur de voir les prix grimper sur le marché comme il est de tradition ces dernières années.
Déjà confronté à un quotidien difficile, les citoyens craignent que le panier de la ménagère e subisse de nouveaux trous béants qui rendront encore plus difficiles les fins de pénitence, avec un bol de bouillie ou un plat de tô dont la confection sera de plus en plus hors de portée. L'année dernière, les autorités avaient engagé des mesures qui ont brillé par leur inefficacité et ce, pour des raisons multiples. Les autorités communales et les conseils de quartier qui ont été impliqués dans la distribution et la vente du riz et celle du sac de farine ont la plupart montré leur limite pour ne pas parler de malversations auxquelles certains se sont livrés.
Contrairement à l'année dernière, le ministère du commerce à cette fois décidé de ne plus jouer le rôle des commerçants. Une réunion de concertation a débuté entre les cadres du ministère du commerce et les operateurs économiques, afin de rendre le coût des denrées de première nécessité.
Sur les ondes d'un média privé, le ministre du commerce Mohamed Dorval Doumbouya a tenu à assurer que des mesures sont prises pour atténuer le coût de la vie en ce mois saint. Il annoncé que le sac de riz sera vendu a 200000 fg au lieu de 270000fg, prix actuel sur le marché.
Autre bémol autour du secteur du commerce c'est l'absence de la Chambre de commerce depuis plus d'un an ; elle qui devrait servir de cheville ouvrière dans la facilitation de telle opérations. Pour des querelles d'ego cette structure tarde à être renouvelée.
Compte tenu du revenu faible du Guinéen, cette mesure s'avère insignifiante, un effort supplémentaire sera souhaitable tout en espérant que les commerçant suivront « la voie du Seigneur » en ce mois où la Miséricorde, « transportée » par les anges, descend jusqu’à l’aube..
ERAPMOS
