Examens scolaires, tolérance ? Zéro pointé
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- Publié le jeudi 5 juillet 2012 20:28
- Écrit par ASB

Ce 3 juillet la correction des examens a débuté dans toute l’étendue du territoire national. Il semble qu’une fois encore le favoritisme joue son rôle dans le système éducatif guinéen. Certains parlent même de « marginalisation ».
Certains professeurs s’étonnent de leur omission sur la liste des correcteurs qui pourtant ont corrigé les examens blancs. Un professeur s’explique :
« Le problème, c'est au niveau de la correction des examens de fin d'année, les enseignants n'ont pas leurs droits, ils prennent des gens qui ne relèvent pas de l'éducation. Par exemple, ils peuvent prendre des gens et dire qu'ils évoluent dans un établissement et lorsqu'on vérifie, on découvre qu’il n’en est rien. Je m'en suis rendu compte lorsque je suis venu récupérer mon bulletin dans mon école, on m'a dit que la liste des correcteurs est sortie mais fort malheureusement, dans notre collège, on n’a pris personne pour la correction du brevet. Cependant, j'ai vu le nom d'un certain Alseny Camara qui ne relève pas de l'école inscrite devant son nom. Le directeur de l'école en question a promis de passer à la DCE (direction communale de l’éducation, ndlr) de Dixinn pour le remplacer par un de nous. Nos collègues des autres établissements ont subi le même sort. Normalement, ce sont les professeurs qui évoluent dans les classes qui doivent corriger.
On est en train de brimer les enseignants. La dernière fois que j'ai corrigé des épreuves d'examen, remonte à plusieurs années. La correction, ce n'est pas par affinité. La prime étant rehaussée de 1 500 000 francs pour le Bac, 600 000 francs pour l'examen d'entrée en 7 ème année et plus de 700 000 francs pour le brevet. Quelqu'un qui ne connaît pas l'éducation ne doit pas corriger, la formation de nos enfants en dépend. On a confiance en nous pour donner des cours, mais pas pour corriger ».
A la Direction Communale de l'éducation de Dixinn, Mamadouba Bangoura, adjoint à la statistique et à la planification, a souligné que seuls les enseignants ou les personnes qui relèvent de l'éducation sont impliqués dans la surveillance et la correction des examens de fin d'année scolaire.
« Tout se passe bien et aucune fausse note n'a été enregistrée dans la commune de Dixinn. Il reste clair qu’on ne peut pas prendre tous les enseignants pour la correction des examens, ceux qui travaillent bien sont récompensés », a conclu M. Bangoura.
ASB
