Les dessous de l'échec du meeting du Comité de crise de Zowota
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- Publié le mercredi 29 août 2012 13:55
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Après avoir été reporté une première fois le 23 aout dernier; le meeting initié par le comité de crise sur les tueries de Zowota reporté pour le 25 août n'a pu se tenir au stade de Nongo dans la commune de Ratoma comme prévu .Venus très tôt, les hommes de médias ont attendu jusqu'à 11h40 pour apercevoir le responsable du comité de crise. Les lieux étaient dejà investis par les policiers depuis 6 heures.
En tête de file donc, Etienne Soropogui du NFD et Faya Millimono, démissionnaire transfuge de la NGR, se feront rejoindre par une trentaine de ressortissants de la Forêt. Sur les lieux, les autorités de la délégation spéciale de la commune de Ratoma étaient présentes. Approché par les journaliste, Dr Faya Millimono donne les raisons de la tenue du meeting et les causes de l'échec :
« Nous sommes venus demander la mise en place d'une commission d'enquête indépendante, et la démission des ministres, du préfet, du gouverneur et des autorités militaires qui se trouvaient sur les lieux. Concernant le meeting, nous avons adressé la lettre depuis mardi et c'est seulement vendredi soir qu'on nous a répondu. C'était tard; en plus, ces policiers sont là pour faire échec à notre manifestation ».
Côté autorités communales, la présidente de la délégation spéciale, Ramatoulaye Baldé affirme que la lettre d'information qui est parvenue à la mairie était signée par des personnes ne relevant pas d'une commission connue et qu'il y avait beaucoup d'erreurs dans ce document. Selon nos sources, le comité de crise local qui est installé à Nzérékoré a dejà porté plainte contre l'ancien préfet et quelques autorités militaires de N'zerekoré, notamment les commandants de la gendarmerie et de la police.
Autre fait important à souligner, c'est que les policiers qui était sur les lieux n'avaient que des matraques, et exceptés quelques gestes d'intimidations, ils n'ont pas empeché la presse de recueillir les impressions des responsables. Malgré tout, il faut souligner la détermination affichée par les organisateurs de poursuivre la lutte pour que justice soit faite. ERAPMOS
