Les institutions républicaines condamnent
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- Publié le vendredi 28 septembre 2012 16:48
- Écrit par ASB

Suite aux évènements des 20, 21 et 22 septembre dernier (ndlr les altercations qui ont eu lieu au marché de Madina et sur l’axe hamdallaye-Enco5 suite à la manifestation de l’opposition le 20 septembre), le Conseil national de la transition, le Conseil économique et social et le Conseil national de la communication ont fait une déclaration conjointe. Ces institutions républicaines ont condamné ces récents actes de violences qui ont enregistré une trentaine de voitures endommagés, cinq boutiques pillées, des pertes en vies humaines et des blessés. Elles ont lancé un appel pressant aux leaders politiques de la Mouvance et de l’Opposition, aux médias et à toute la population guinéenne, pour éviter des manifestations de rue. Ces institutions représentées par Hadja Rabiatou Sérah du CNT, Martine Condé du CNC et Michel Kamano du CES, regrettent que les Guinéens choisissent ce moment, pour revenir à des considérations ethniques, pour résoudre des problèmes dont la solution n’est point dans la rue, mais plutôt autour d’une table de dialogue où elles invitent tous les protagonistes, à un dialogue franc et constructif. Afin de promouvoir ensemble la démocratie et la bonne gouvernance, dont la Guinée a besoin pour devenir rapidement un pays émergent.

Michel Kamano porte parole pour la circonstance a rappelé :
« Le brassage interethnique fait heureusement de la Guinée une famille, au regard de nos nombreuses relations biologiques et professionnelles entre les quatre régions naturelles du pays. Une famille que nous devons tous consolider. La prise en compte de l’ethnie dans nos comportements, n’est donc qu’une aberration en Guinée et un véritable recul dans notre histoire, glorieuse et exemplaire en Afrique. Ne renions pas ce passé historique, refusons de raisonner ethnie, en choisissant d’abord la Nation, notre patrimoine commun ».

Par ailleurs, le CNT, le CNC et le CES se réjouissent que tous les Guinéens veuillent aller le plus tôt possible aux élections afin de débloquer des importants investissements qui n’attendent que d’avoir la garantie d’une Assemblée nationale démocratiquement installée et d’un gouvernement de développement. Ces institutions invitent les Guinéens à ne pas refuser ce rendez-vous afin de vaincre la pauvreté.
« Allons donc tous ensemble et dans la paix, aux élections pour nous permettre de mobiliser tous ces investissements dont l’impact fera notre bonheur commun, sans distinction ethnique ou politique », conclut le président du Conseil économique et social.
