Les journalistes de la R-PDgtv entrés en dissidence ?
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- Publié le vendredi 19 octobre 2012 13:50
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Après une émission phare animée par une dame – il y en a beaucoup : grands, dossiers, grands débats, invité de la rédaction invité du Jt, on s’y perd – au cours de laquelle les journalistes qui n’étaient plus la voix de leur Maître, ont décrypté chiffres à l’appui, le mépris dans lequel les organisateurs les ont laissé aller dormir à la belle étoile à Boké. Chacun n’ayant reçu que 300 000 fg pour 4 jours alors qu’une chambre d’hôtel coûtait 300 000 fg la nuit. Pas de carburant, évidemment pas de défraiements ; ils n’ont pas manqué de pointer du doigt les organisateurs et leurs propres patrons qui ont organisé cette sainte pagaille où l’on n’a pas fini d’engloutir les 110 milliards extorqués au peuple de Guinée. Rien, absolument rien n’était prêt à Boké. Sauf la case de Fama, celle du gouverneur « sortie de terre » (selon une reporter) et celle du préfet rénovée. Evidemment la route bitumée sur laquelle tout de même devait rouler le cortège présidentiel. Hier, est-ce en différé, la dissidence conduite par le représentant des syndicats et surtout Fodé Tass directeur de la RTG Boulbinet qui était au premier débat ont, devant le ministre, accusé avec précision et sans détour le cabinet du ministre.
« Mon département est un département de techniciens. Contrairement aux autres départements, on ne peut rien y faire sans les techniciens », et donc on ne peut rien faire avec ceux qui sont dans les bureaux ?
Bref, la Voie de son Maître peut s’entendre sans les bureaucrates.
On aurait applaudi ce courage de nos confrères publics si leurs revendications légitimes les rendaient un peu plus regardants sur leurs frustrations morales, cette obligation d’autocensure, ces contorsions verbales ampoulées (Je pense à mon "parent" Mamadou Dia, devenu pire qu'un Auguste (sic) Leroy (resic !), pour trouver tous les pouvoirs les meilleurs dans le meilleur des mondes.
Tass, lève ton verre non tu ne bois bas, alors le vilain jeu de mots, trinquons avec nos tasses : Tchin tchin ! dit le diplomate étranger,
Guinée Guinée ! répond le "nationaliste" guinéen. Féw !
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
