Des femmes rencontrées sur place ont confié aux journalistes que ce lieu était devenu un véritable nid de bandits. « La nuit, on pouvait entendre des cris un peu partout. On avait du mal à dormir. C’était vraiment du n’importe quoi ici », explique une d’entre elles.
Quant à Sally Bilaly Sow, jeune pêcheur qui habitait ces lieux de fortune, il regrette le fait que cet endroit soit démoli : « C’est vraiment regrettable pour nous qui n’avons pas où aller. Je passe la plupart de mon temps en haute mer et le peu de temps que j’avais pour le repos, c’est ici que je passais la nuit. Maintenant, comme vous le constatez, je n’ai plus où aller. Le peu que je gagne après la pêche ne vaut que le manger. Je n’ai pas assez d’argent pour me payer un loyer. Je lance un appel aux autorités de nous aider, à défaut qu’elles nous laissent ici au moins jusqu’à ce que la saison des pluies passe ».
S’agissant des travers dont certains d’entre eux sont accusés, Sally Bilaly dit ne pas être au courant, mais néanmoins entend souvent certaines personnes en parler.
Abdoulaye Oumo pour guineematin.com
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Jeudi 14 août dernier qu’une équipe des services anti-drogue et du crime organisé a fait une descente au port de Boulbinet à l’issue de laquelle un jeune a été interpellé avec une quantité d’environ 1 kilogramme de marijuana et de quelque comprimés excitants. Après la décision du gouvernement de faire libérer les bordures de mer et des plages occupées de manière anarchique par certains citoyens, le commandant Moussa Tiégboro Camara, chargé de la lutte anti-drogue et de la criminalité, accompagné de son équipe, s’est rendu au port de pêche de Boulbinet pour sommer les occupants de quitter les lieux avant les 24 heures qui ont suivi son assaut.