Troisième pays le plus touché par le virus Ebola, avec 555 morts selon le bilan daté du 6 septembre, la Guinée va lancer un « nouveau plan d'urgence sanitaire accéléré » qui doit s'étaler sur deux mois, ont annoncé les autorités sanitaires, jeudi 11 septembre. Ce plan aura pour objectif de « réduire de façon drastique » les risques de contamination de l'épidémie d'Ebola.
Ce plan, qui prévoit l'accroissement des mesures de contrôle sanitaire à travers le pays, vise à inverser la tendance et briser la chaîne de contamination, a affirmé Sakoba Kéita, coordinateur national chargé de la lutte contre Ebola au ministère de la santé, au cours d'une réunion d'information.
SENSIBILISATION DE PROXIMITÉ
« Il s'agira pour les autorités sanitaires de changer de stratégie de communication, en privilégiant la communication de proximité, afin d'impacter sur la perception que certaines communautés ont de la maladie », a expliqué le Dr Kéita lors de cette réunion, en présence des partenaires de la Guinée. Les autorités sanitaires entendent ainsi redynamiser les mesures de riposte à l'épidémie, qui touche neuf localités du pays, selon le ministère de la santé.
La France a par ailleurs annoncé, jeudi, par la voix de la secrétaire d'Etat au développement et à la Francophonie, Annick Girardin, qu'elle renforcerait sa mobilisation pour aider le pays, en y envoyant vingt-quatre experts français. Les contours de cette mobilisation, à laquelle d'autres nations devraient prendre part, pour agir également en Sierra Leone et au Liberia, devraient être évoqués lundi 15 septembre lors d'une réunion de l'Union européenne avec le coordinateur de l'ONU pour Ebola.
