Acte du Pouvoir central : "le lieu-dit Womè est rayé de la carte de Guinée (Par Saïdou Nour Bokoum)

Depuis la tragédie de Womè où 8 de nos compatriotes ont subi un supplice innommable, à la suite d’une mission gouvernementale de « sensibilisation » qui avait tourné à la tragédie que l’on sait, voici pourquoi le Pouvoir, de fait, cherche à rayer Womè du territoire national, alors même qu’aucune enquête sérieuse n’est menée pour identifier les VRAIS coupables.

  1. cinq mille villageois sont condamnés à errer en brousse, interdits de village. Un village où ils ont accumulé des siècles durant des biens meubles et immeubles : culture, greniers de récoltes, petites réalisations immobilières bâtie par leur sueur et avec un art légué par les Anciens,

  2. les films et documents qui pourraient aider des avocats indépendants à faire la lumière dans un fatras de déclarations publiques douteuses, ont été détruits et ou séquestrés et les avocats menacés de mort par les militaires qui émargent au budget de l’Etat,

  3. Les jeunes filles qui se sont hasardées à aller grapiller furtivement qui, quelques fripes pour se protéger des intempéries ou n’import quel antidote contre le venin de serpents qui prolongent leur travail de mort, ne laissant pas les « bannis » fermer un œil. Ebola à Womè a pris figure de serpent ou de soldats !

  4. Womè est devenu un camp, non pas militaire mais naziforme.

     

    EXTRAIT

« L’article 7 du statut de Rome définit comme « crime contre l’humanité » l’un des actes ci-après commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque : meurtre, extermination, réduction en esclavage, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement ou autre forme de privation grave en violation des dispositions fondamentales du droit international, torture, … persécution de tout groupe ou toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international. Par disparitions forcées, on entend les cas où des personnes sont arrêtées, détenues ou enlevées par un État ou une organisation politique ou avec l'autorisation, l'appui ou l'assentiment de cet État ou de cette organisation, qui refuse ensuite d'admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort qui leur est réservé ou l'endroit où elles se trouvent, dans l'intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée.

Aujourd’hui, au 21e siècle, le village de Womey, une sous-préfecture située à quelques 50 km de N’Zérékoré, chef-lieu de la région administrative de N’Zérékoré, est vidé de sa population et un camp militaire y est érigé. Une population d’environ cinq mille habitants vit en brousse, démunie ou dépourvue de moyens de survie et de subsistance. On nous rapporte que des femmes en grossesse meurent en brousse suite à des morsures de serpents. Des enfants et vieillards vivent dans la jungle parce que chassés de leur village. Les habitants des villages voisins sont sommés de ne pas recevoir les habitants de Womey. La radio rurale de N’Zérékoré est transformée en radio mille collines et diffuse des communiqués en pompe mettant en garde toute personne des villages voisins de recevoir un habitant de Womey et invitant toute personne qui serait venue en contact avec un habitant de Womey de le livrer aux autorités (Foromo Emile Lamah in www.guineeactu).

Ce crime contre l’humanité que subit la population de Womey est planifié et commandité par le gouvernement de M. Alpha Condé, président de la République de Guinée, dont les bourreaux de ce plan machiavélique sont le préfet de N’Zérékoré, M. Aboubacar M’bop Camara et le gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, M. Lancei Condé".

Sauve qui peut, mes frères Niankoye !

Vous avez le choix de vous loger dans un des plis poisseux du Bec du perroquet.

Niamou principal, donne de la voix et délivre-nous des postillons des perroquets et autres paltoquets qui prospèrent avec Ebola !

Wa Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nouvellerepubliquedeguinee.net

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