L'essentiel
• Depuis mardi, des centaines de milliers de Burkinabés manifestent contre une révision constitutionnelle permettant au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, de continuer à siéger à la tête de l'Etat. Ce jeudi, des manifestants ont partiellement saccagé l'Assemblée nationale et les députés ont renoncé à voter le texte controversé.
• Selon l'opposition, l'armée aurait pris le parti du peuple contre le Président. Seule une unité d'élite militaire protège encore la présidence de quelques centaines de protestataires. Mais la police a tiré à plusieurs reprises sur la foule.
• Le régime avait déjà été ébranlé en 2011 par une grave crise, provoquée par une vague de mutineries et de grandes manifestations populaires.
A lire aussiBurkina Faso : Compaoré veut effacer sa date de péremption et Au Burkina Faso, un parfum de printemps africain et «Ce moment était anticipé par le pouvoir»
20h18. L’armée va mettre en place un organe de transition pour diriger le Burkina Faso, a-t-il été annoncé lors d'une conférence de presse. Les pouvoirs exécutifs et législatifs seront assumés par un organe de transition, avec l’objectif d’un retour à l’ordre constitutionnel «dans un délai de douze mois», selon un communiqué du chef d’état-major des armées Nabéré Honoré Traoré, lu par un officier lors d’une conférence de presse.
20h11. L'armée annonce la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Un couvre-feu national, de 19 heures à 6 heures, va être mis en place. Il est imposé «sur l’ensemble du territoire de 19h à 6h» pour «préserver la sécurité des personnes et des biens».
20h10. L’Union européenne «est très préoccupée par la situation actuelle et les informations faisant état de victimes» dans les émeutes qui secouent ce pays, a indiqué un porte-parole du chef de diplomatie européenne, Catherine Ashton.
20 heures. L’Union africaine (UA) exprime «sa profonde préoccupation face à la situation au Burkina Faso» et a appelé au calme «toutes les parties concernées». «La Présidente de la Commission de l’Union africaine a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation au Burkina Faso et suit de très près son évolution. Elle appelle toutes les parties concernées à faire preuve de calme et de la plus grande retenue», a déclaré l’UA dans un communiqué.
La Présidente de la commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a exhorté «les acteurs politiques et le peuple burkinabé à s’abstenir de tout acte de violence et à agir dans l’intérêt suprême de leur pays».
19h51. Le président burkinabè Blaise Compaoré a décrété l’état de siège, d’après un communiqué de la présidence envoyé par mail à l’AFP. «Le chef d’état-major des armées est chargé de l’application du présent décret, qui entre en vigueur à compter de ce jour», est-il écrit.
18h54. Dans une lettre datée du 7 octobre, le président Hollande mettait en garde son homologue burkinabé sur «les risques liés à un changement non consensuel de la Constitution», raconte Jeune Afrique.

18h39. C'est officiel : le président Blaise Compaoré annonce la dissolution du gouvernement et décrète l’état de siège, selon RFI.
18h35. Les tractactions politiques sont en cours. Selon l'envoyé spécial de RFI, Frédéric Garat, tous les leaders sont présents au siège de l'opposition. Des diplomates, dont l'ambassadeur français, ont également discuté avec les responsables politiques de l'opposition.
18h20. Anna Sylvestre-Treiner, envoyée spéciale de France 24, raconte : «Ce soir, la tension est un peu retombée dans les rues de Ouagadougou […] Du côté du palais présidentiel, c’est une autre histoire, les affrontements entre opposants et forces de l’ordre se poursuivraient à l’heure actuelle».
18h14. Blaise Compaoré s'apprêterait à dissoudre le gouvernement et à annoncer des négociations, selon plusieurs sources dont France24. Il aurait pris la parole à la radio pour faire ces annonces, et décreter l'état d'urgence.
18h10.Selon le site Burkina24, des manifestants se trouvent devant l'ambassade du Burkina Faso à Paris.
18 heures. Le général en retraite Kouamé Lougué, à qui des dizaines de milliers de manifestants ont demandé jeudi à Ouagadougou de prendre le pouvoir, est toujours en discussion avec le chef de l'état-major Nabéré Honoré Traoré, ainsi que les plus hauts gradés du pays, selon un journaliste de l’AFP. La rencontre a commencé autour de 17 heures (16 heures sur place). Kouamé Lougué a lui-même été chef d’état-major des armées et ministre de la Défense jusqu’en 2003, date à laquelle il avait été limogé.
Devant le Parlement en flammes, jeudi à Ouagadougou. (Photo Issouf Sanogo. AFP)
17h48. L'émissaire de l'ONU, Mohamed Ibn Chambas, arrivera vendredi au Burkina Faso. Il participera à une
mission de paix conjointe à l’Union africaine et à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
17h46. D'après l'hebdomadaire Jeune Afrique, les responsables de l’opposition sont réunis au siège du chef de file de l’opposition à Ouagadougou.
17h26. Selon l'agence de presse Reuters, le nombre de personnes décédées dans les affrontements est de trois. Selon l'AFP, il n'y en aurait qu'une.
17h18. L’ONU annonce l’envoi d’un émissaire au Burkina Faso. Ban Ki-Moon «suit avec grande inquiétude la détérioration de la situation au Burkina Faso», a précisé son porte-parole Stéphane Dujarric.
17h14. Un général en retraite, soutenu par des manifestants, rencontre l’état-major des armées. L'opposition le perçoit comme le possible successeur de Blaire Compaoré.
17h02. Le nombre de contestataires ayant trouvé la mort dans les affrontements n'est pour le moment pas très clair, certaines sources parlant de trois à cinq morts. Plusieurs personnes ont été blessées.
17 heures. Les contestataires ont pris l'Hôtel de l'Indépendance, où se trouvaient des députés, selon une ONG locale. Une partie du mobilier a été jeté dans la piscine.
