Education : La misère des enseignants guinéens du privé
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- Publié le jeudi 11 décembre 2014 10:14
- Écrit par T Oularé
Reportée à une date ultérieure compte tenu de la propagation du virus Ebola, la reprise du chemin de l’école guinéenne ne fait pas que des heureux. Il s’agit des les enseignants des établissements et institutions d’enseignement privé, qui tirent le diable par la queue. Payés au prorata du travail effectué, ces pauvres bouffent-craie passent en ce temps un véritable calvaire. En effet, après avoir passé 3 mois de vacances sans salaire, avaient coutume de se frotter les mains dès la reprise des activités.
Initialement prévue le 3 octobre de chaque année, la rentrée des classes en Guinée a connue un report par les départements en charge de l’Education Nationale. Ce, pour sécuriser la vie des élèves et étudiants en milieu scolaire et universitaire contre l’épidémie à virus Ebola. Depuis l’annonce de la maladie en mars 2014, le pays a atteint un chiffre inquiétant de victimes.
Le Dr Mickel Quinzeur de CDC Atlanta, lors d’une conférence de presse avec Dr Sakoba Kéita, a déclaré que depuis le début de l’épidémie jusqu’à la date du 6 novembre, la Guinée a enregistré 1 813 cas dont 1 079 décès répartis ainsi : cas confirmé 1 552 dont 875 décès 53,3 % ; cas probables 200 cas dont 200 cas pour décès et cas suspect 55. Au total 579 personnes sont sorties guéries des centres de traitement soit 37,3 %.
Si le report de la rentrée des classes pour rentre plus sécuritaire la vie des encadreurs, enseignants, élèves, étudiants et parents d’élèves pendant cette persistance du virus mortel est partagé par certains citoyens, d’autres trouvent pas leur intérêt. Beaucoup s’en faut ! C’est le cas des enseignants des établissements et institutions d’enseignement privé de Guinée.
Sans contrat, ni embauche permanente, ils sont recrutés suite un test et après commence le calvaire. Payés à la tâche autrement dit au taux horaire enseigné dans le mois, ces enseignants travaillent toute l’année sans la moindre capacité d’épargne. Car dès la fin des 9 mois de l’année scolaire, le contrat prend fin et ils sont livrés à eux même.
Contrairement à ceux qui enseignent dans « le public » qui, même s’ils ne travaillent pas perçoivent leur salaire en temps normal.
En étroite collaboration avec les fondations, les autorités du système éducatif doivent revoir la situation de l’enseignement privé pour réduire la souffrance de ces braves enseignants qui participent au développement du pays.
T. Oularé
Le vérificateur
