Grève de la faim au ministère des droits de l’homme : ça sent mauvais pour Gassama Diaby

S’il y a un dossier qui devait préoccuper le ministre des droits de l’homme et des libertés publiques, c’est bien celui de cadres en colère contre lui. Ils reprochent à celui qu’ils qualifient de ‘’Che Guevara’’ des droits de l’homme de les avoir renvoyé, pour avoir réclamé leurs droits.

greve de la faimPour se faire entendre, la trentaine de cadres, majoritairement jeunes, ont entamé une grève de la faim de trois jours à compter du 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme. Ils disent avoir été renvoyés par un acte administratif ‘’illégal’’ du ministre Kalifa Gassama Diaby.

C’est devant le département des droits de l’homme et des libertés publiques que les grévistes ont installé une tente. ‘’Nous travaillons depuis 2 ans dans ce ministère. On a été renvoyé parce que Gassama Diaby n’a pas supporté qu’on lui demande  de régulariser notre situation en nous prenant en charge parce que nous sommes là depuis près de deux ans’’, a déclaré Cheick Fofana, l’un des grévistes qui s’exprimait sur Sabari Fm.

Le ministre des droits de l’homme aurait promis à ces manifestants de puiser dans le budget alloué aux directeurs de son département pour leur carburant. A l’en croire, après près de 2 ans d’activités, aucun des grévistes ne perçoit même un seul centime, comme prime de transport pour disent-ils des contraintes budgétaires auxquelles fait face le ministre Gassama Diaby.

Ils reprochent également au ministre d’avoir désigné une certaine Hadja Aissatou Diallo comme attachée de cabinet, sans aucun acte officiel, alors qu’elle est dans le même lot que les manifestants en colère.

Pis encore, deux cadres du ministère devraient se rendre  en 2015 à Addis Abeba pour une session de formation. ‘’A notre grand étonnement,  le ministre Gassama Diaby a  refusé de signer les lettres de recommandations de ces deux participants qui ne peuvent plus s’y rendre. S’il nous montre qu’il est le Che Guevara des droits de l’homme, il saura que nous sommes les Mahatma Gandhi des droits de l’homme en Guinée’’, a lancé le manifestant.

Cheick et ses collègues grévistes estiment qu’il est difficile de collaborer avec Kalifa Gassama Diaby. Pour preuve, expliquent-ils, ‘’quatre cadres du département ont claqué la porte. Il s’agit du conseiller chargé de mission, de la chargée de la communication, du directeur national adjoint des relations institutionnelles, directeur national adjoint de la protection des droits de l’homme. Aucune personne ne peut s’entendre avec Gassama Diaby’’, ont-t-il laissé entendre.

Faut-il préciser que toutes nos tentatives d’entrer en contact avec le principal mis en cause sont restées vaines.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

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