Selon des témoins, il aurait été abattu par un policier. D'après les premières déclarations de la police de Saint-Louis diffusées sur Twitter et par le média NBC News, « le suspect était armé ». Selon plusieurs médias américains dont NBC News, un policier était en patrouille lorsqu'il a aperçu deux hommes à proximité de la station. L'agent est sorti de son véhicule pour les approcher lorsque l'un des deux a pointé une arme sur l'officier ; « craignant pour sa vie », ce dernier a tiré, précise NBC. Le second individu s'est échappé.
Selon le Saint Louis Post-Dispatch, la station-service, où le jeune homme a été tué, dispose de caméras de surveillance. Le corps de la victime est resté un moment sur le sol, plusieurs heures, évoquent certains témoins, avant d'être évacué.
D'après des images diffusées en direct par une journaliste citoyenne, les policiers ont bouclé les alentours de la station et ont formé une sorte de cordon afin d'empêcher de pénétrer sur la scène du crime. Une foule d'une centaine de personnes s'est rassemblée sur les lieux et la tension a monté : toujours selon les images diffusées, des échauffourées ont éclaté entre des policiers et plusieurs personnes.
Les manifestations se sont multipliées au cours des dernières semaines contre les violences policières aux Etats-Unis après la mort de Michael Brown, Eric Garner, Akai Gurley ou Tamir Rice, tués par des policiers blancs.
Lire aussi : Aux Etats-Unis, « il faut réagir contre une forme de racisme institutionnalisé »
Appel à une manifestation géante à Times Square contre les violences policières

Le soir du réveillon du jour de l'an, Times Square sera-t-elle remplie de manifestants contre les violences policières ? C'est en tout cas le souhait du collectif « Stop mass incarceration network » qui a appelé, mardi 23 décembre, à un rassemblement de grande ampleur sur la place new-yorkaise le 31 décembre.
Par leur demande, ils entendent braver le moratoire réclamé par le maire de New York, Bill de Blasio, après l'assassinat de deux policiers le week-end dernier. « Ils n'ont pas le droit de nous demander d'arrêter de manifester et de réduire nos voix au silence. Nos voix doivent être entendues », a expliqué Carl Dix, le cofondateur du mouvement.
L'homme et plusieurs autres militants étaient postés, mardi, devant la mairie de New York où les drapeaux ont été mis en berne en hommage à Wenjian Liu, 32 ans, et Rafael Ramos, 40 ans, tués samedi à Brooklyn.
Bill de Blasio, accusé par les syndicats de police d'encourager ces manifestations, avait appelé lundi ses administrés à observer une trêve dans leurs protestations en mémoire de ces deux victimes. Les obsèques de M. Ramos auront lieu samedi. La date de celles de son collègue n'a pas encore été fixée.
Lire aussi en édition abonnés : La police s’en prend au maire de New York
BLOQUER LA 5e AVENUE
Par ailleurs, une manifestation, prévue de longue date par le mouvement Occupy Wall Street, a eu lieu mardi soir à New York. Le collectif et dix autres groupes de défense des droits civiques avaient pour objectif de bloquer la 5e avenue, l'une des artères les plus commerçantes de Manhattan. Quelque trois cents personnes auraient pris part à ce rassemblement, selon les organisateurs.
« Il ne s'agit pas d'être irrespectueux envers des vies humaines, il s'agit de dire qu'un nombre infini de personnes sont tuées par la police et qu'il n'y a jamais eu de moratoire là-dessus », a déclaré Sumumba Sobukwe, une des membres d'Occupy Wall Street.
Découvrir aussi : Aux Etats-Unis, la longue histoire des brutalités policières
Les tensions raciales et la défiance envers les forces de l'ordre ont été ravivées aux Etats-Unis après la mort, depuis cet été, de plusieurs Noirs non armés, tués par des policiers blancs.
Lire aussi : Aux Etats-Unis, « il faut réagir contre une forme de racisme institutionnalisé »

Un jeune Noir de 18 ans, Antonio Martin, a été tué, mercredi 24 décembre, aux alentours de onze heures (locale) devant une station-service de Berkeley, dans le Missouri, à quelques kilomètres de Ferguson, où un