« La Guinée a connu un long passé douloureux, ce passé continue à nous poursuivre. Très tôt, des règlements de comptes, des exécutions extrajudiciaires, se sont substitués à la loi. Au lieu de juger de façon impartiale à la face du monde, on a préféré exécuter, donc, notre pays a connu une très mauvaise image à travers l'histoire, cela a même commencé avant l’indépendance en 1957, cela a continué avec le camp Boiro, cela a continué avec les événements de 85, 2006, 2007, 28 septembre etc...
Le plus grave, c'est que l'esprit communautaire à eu tendance à l'emporter sur l'esprit national.
A côté des gens qui ont commis des fautes, beaucoup d’innocents ont perdu leurs vies, parce qu'il suffisait seulement que le comité de quartier accuse telle personne, il suffisait seulement telle ou telle personne ait une affaire de femme avec quelqu’un, pour qu'on l'accuse de cinquième colonne, voilà pourquoi, il y a eu beaucoup beaucoup de victimes; dans ce pays. En 85, on aurait pu mettre fin à cela, si on avait permis qu'il y ait un jugement, qui aurait permis à chacun de s'expliquer, les victimes allaient s’expliquer; malheureusement des gens ont été assassinés à Kindia, ils n'ont pas pu s'expliquer. Nous avons connu encore d'autres épreuves en 2006-2007, des enfants ont été tués, là aussi, il n'y a pas eu d’enquête,
t responsables du camp Boiro allaient s'expliquer, et on allait trouver la solution. on aurait du mettre un terme cela, s'il y avait eu un jugement, malheureusement des gens ont du être fusillé à Kindia, en 2007, des gens ont été tués, il n'y a pas eu d’enquête, nous avons connu la même chose le 28 septembre... »

