Fichier électoral: plus d’électeurs à Kankan qu’en Basse et Moyenne Guinée réunies
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- Publié le dimanche 12 juillet 2015 17:09
- Écrit par Abdoul Malick Diallo
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La commission électorale nationale indépendante a animé une conférence de presse ce samedi 11 juillet 2015 sur la situation de la liste électorale, l’opération juridique à venir et les mécanismes de la transparence.
En ce qui concerne la liste électorale la situation se présente comme suit :
Boké : 75193
Kindia : 154548
Mamou : 66538
Labé : 95990
Ces quatre régions totalisent 392269, alors que la région de Kankan totalise à elle seul 370578. Faranah comptant 114912, Conakry 219470 et Nzérékoré 22947.
Interrogé au sujet de ces chiffres, le vice-président de la CENI et coordonateur de la région de Kankan déclare : « ce n’est pas à la CENI de justifier la grandeur ou la petitesse de la population dans une région ou dans une autre. Ce n’est pas la CENI qui justifie pourquoi il y a du monde par-ci et moins par-là
La première raison de la supériorité de ces nombres d’électeurs s’explique selon Ibrahima Kalil Kéïta, par la forte présence des jeunes dans les préfectures de Mandiana, Kouroussa, Siguiri attirés par l’exploitation de l’or. Sans oublier, précise-t-il, la présence de deux grandes sociétés, à savoir la SAG et la SMD dans la région. « J’étais à la clôture de l’enrôlement à Kankan, lorsqu’à 18 heures il y avait encore beaucoup de gens qui attendaient de se faire enrôler. C’est un fait palpable quand vous allez dans ce village. La seule sous-préfecture de Kintingnaro où est implantée la SAG, il y a 130000 habitants, plus certaines sous-préfectures.
Le second facteur de cette forte population selon la CENI, c’est qu’en 2012, la révision était intervenue dans une atmosphère de contestation de la CENI et de l’opérateur technique Waymark. « Les régions favorables à l’Opposition qui ne voulaient même pas voir ce CENI, n’ont pas répondu massivement à cette révision. Sur 500 mille qu’on avait recensés à l’époque dans les régions forestières et en Haute guinée, il y a eu près de 400000 ».
Sur l’enrôlement des mineurs que dénonce l’Opposition, le vice-président de la CENI a indiqué que l’institution n’en est pas responsable. Car dit-il, tous les acteurs étaient associés dans le recensement.
Abdoul Malick Diallo pour aminata.com
