Kory Kondiano parle : “Je regrette ce qui est en train d’arriver à Ousmane Gaoual”

Interrogé quelques heures avant la condamnation à 18 mois de prison avec sursis du député Ousmane Gaoual Diallo, le président de l’Assemblée nationale a accordé un entretien à Bonheur Fm.

Le chef du parlement guinéen, Claude Kory Kondiano, vient de tordre le coup à la constitution

Claude Kory Kondiano

Implication de l’Assemblée nationale dans la gestion du dossier Gaoual-Diouldé…

L’affaire Gaoual est entre les mains du pouvoir judiciaire qui jusqu’à présent ne m’a pas contacté. J’attends de recevoir le dossier. En vertu du principe de séparation des pouvoirs, consacré par le constitution, lorsqu’un dossier se trouve entre les mains d’un pouvoir, ce pouvoir étant indépendant, le traite. Lorsqu’on est consulté ou contacté, peut-être que je le serai et j’aurai à donner ma position au pouvoir judiciaire.

J’attends d’être saisi par le pouvoir judiciaire.. ce, en vertu du principe de séparation du pouvoir que je respecte. Nos collègues de  l’UFDG ont adressé une lettre au Bureau de l’Assemblée nationale. Nous nous sommes penchés hier sur le dossier et on a constitué une commission pour répondre à nos collègues.

 A propos des députés sans véhicule…

Nous avions constitué une commission (dont) M. Fodé Oussou, M. Damaro, M. le président du groupe parlementaire de  l’UFR étaient tous membres. Ils ont traité les dossiers dans la transparence totale, ce qui nous a permis d’acheter ces véhicules à un prix nettement inférieur à ceux auxquels d’autres les ont achetés. Maintenant, c’est au niveau de l’arrivage des dossiers qu’il a un temps. Les véhicules arrivent au compte-goute et les gens sont servis au fur et à mesure. Si Ousmane Gaoual n’a pas été parmi les premiers à être servis, c’est peut-être parce qu’il n’était pas en Guinée ou s’il s’était en Guinée, il ne s’est pas présenté à l’importateur ou au questeur qui gère les véhicules livrés. Donc, il n’y a pas du tout de mauvaise gestion, c’est une question de temps qui est imposé au fournisseur. Et Ousmane Gaoual n’est pas le seul. Il y a beaucoup de députés qui n’ont pas encore eu leur véhicule.

A oropos de du député Ousmane Gaoual Diallo, des regrets ?

Non. Je n’ai pas de commentaires pour le moment. En Guinée, les gens sont très vicieux. La plupart du temps, il vous font dire ce que vous ne voulez pas dire. Ce qui est arrivé entre Ousmane Gaoual et Diouldé, je le déplore vraiment. En ce qui concerne la gestion du dossier, laissons le pouvoir judiciaire faire son travail. Mais je regrette que cela soit arrivé à Diouldé. Et je regrette ce qui est en train d’arriver à Ousmane Gaoual Diallo.

Gaoual-Diouldé: une affaire banale?

C’est vous qui le dites hein. Il y a un souci, celui de faire en sorte que les principes soient respectés. Dans tout ce qu’on fait, il y a la loi. La loi que l’Assemblée est chargée de voter et d’élaborer. L’Assemblée veille à ce que la loi s’applique effectivement aux citoyens de quelque statuts que ce soient. Faut-il estimer banal le fait que Diouldé a été agressé ? Je ne le sais pas. Parce que je ne connais pas très bien le dossier. Je lis les déclarations des uns et autres sur les sites. Si un citoyen a été blessé par un autre, est-ce que c’est banal? Peut-être ça le devient à partir du moment où les deux s »asseyent, s’entendent pour dire ‘Ecoutez ce qui est arrivé est un incident’. La victime pardonne à celui qui est censé avoir agressé, et que l’agresseur demande pardonne à la victime. En ce moment, ça devient une affaire banale. Mais à partir du moment où la victime parait-il, je n’ai pas la preuve, se plaint, il est difficile de traiter le dossier de banal.

D'après Momo Sylla pour www.nrgui.com

 

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