Les avocats des accusés sont déjà informés de la citation à comparaitre du général Nouhou Thiam, ancien chef d’état-major général des armées au temps de la transition et ses cinq autres compagnons tous des officiers supérieurs de l’armée guinéenne.
Accusés de participer à la tentative d’assassinat du président de la République le 19 juillet 2011, aucun argument de la partie civile n’a tenu devant la cour d’assises en 2013. Finalement, faute de preuves, les accusés ont été étiquetés comme ayant déserté leur service. Pire, selon la loi leur détention a été jugée illégale par le tribunal de première instance de Kaloum qui a condamné l’Etat en 2014 au payement de 50 millions de francs guinéens mais la libération immédiate des accusés et leur réhabilitation.
Le ministre de la justice et garde des sceaux, Mtre Cheick Sako, régulièrement interpellé sur la question reconnait la violation des droits des accusés et promet la tenue rapide d’un procès. L’opinion attend jusqu’où ira la justice guinéenne en profonde mutation.
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