Les Guinéens dans la désunion, ont élu une assemblée nationale qui va les unir par une loi !? (Saïdou Nour Bokoum)
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- Publié le samedi 30 juillet 2016 16:56
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Conakry 31/07/2016. www.nrgui.com Nouvelle République de Guinée.Eskeï !
Regardez ces deux larrons, copains coquins, faquins qui se la filent douce à Phila.
Trois larrons enfoirés (héééé, cest de Coluche !). Au centre, entre le N°2 et le N°1 de l’UFDG : le président du groupe parlementaire du Roy Pied-bot (c’est lui qui s’est affublé de ce sobriquet devant « mes femmes, la césarienne gratuite » quand je n’avais même pas l’arme fatale de pétarder avec des décrets Pan ! Pan !
Même Toto a fait les comptes, le total : commissions des lois, commission des finances kaba tô, commissions des affaires de fall, like Things fall apart de Chinua Achebe (1).. Il ne manquait qu’une commission, celle de la réconciliation entre oussou fofana et amadou damaro. C’est facile, ils ont, par un marché de gré-à-gré sans coutcha (des sous de table), trouvé des super cylindrées pour 114 réconciliés nationaux. Depuis le 28 septembre 2009, il y a eu près d’un millier de suppliciés : morts, violées, blessés, handicapés à vie, familles inconsolables, voilà que deux grands dadais confient à une majorité de simplets qui ne sont pas du tout ceux que l’on croit, that is le groupe mis en enclos par l’homme de damaro mon village konia ; non, vous n’y êtes pas. C’est une majorité transversale, celle qui a participé à ces messes-kermesse de la concorde religieuse guinéenne rendue en chorale ânonnant des cantiques et des qutbas. C’est cette majorité que les deux enrobés ont convaincue de voter une loi qui va enfin réconcilier womey, galapye, zowota, zakaria, koula, pogroms et armée de soudarts, alpha-cellou-bah oury et leurs bases comprenez l’ufdg cellou/bah oury d’un côté, et le rpg/rpessè ; ou si vous préférez lewru dière d’un côté, et sodia/bamia de nzo d’autre part.
Bientôt la populace pourra valser au rythme de cette symphonie pastorale dont le livret de trois cents pages sera en vente dans nos librairies par terre, partout sur le macadam que ni mbemba galbert paix à son âme, ni sékou gros resco ou sorel paix à son âme décidément les cansinières, nubiles coyayé et autres charretiers en ont eus avec leur korotès-lasers de cheu nous à le villâse
Côté ! Côté !
Qui n’a pas frémi à ces hurlements qui tonnent et fracassent la fureur du marché de Madina !
Mais écoutons nos députés dans leur unité transversale
Guinée : Des députés s’expriment sur la question de réconciliation nationale
« Renforcer le parlement en tant que gardien des droits de l’Homme et garant du processus de réconciliation nationale en Guinée », a été durant quatre jours à Kindia au cœur des échanges entre les députés, les cadres parlementaires, les journalistes, les religieux et les activistes des droits de l’Homme.
Aux termes des échanges, les députés ont pris l’engagement d’œuvrer pour la réconciliation nationale. Lisez plutôt les réactions !
Ousmane Diallo, député uninominal de Gaoual : « Cette formation nous a permis d’être sensibilisés sur les enjeux de la réconciliation nationale mais, en même temps, elle nous a alertés du chemin à parcourir, une nécessité pour les Guinéens d’intégrer dans leur comportement cet(te) exigence de réconciliation nationale pour faire en sorte qu’une nouvelle Guinée(n) puisse émerger. Nous allons continuer à réfléchir en attendant l’arrivée d’un projet de loi du gouvernement (Eskey! Nrgui.com) pour mettre en place la commission. Pour ce qui concerne mon groupe parlementaire, nous allons pousser l’Assemblée nationale à intégrer dans nos sessions parlementaires des journées de réflexion sur la réconciliation nationale. Nous allons voir si les Guinéens sont prêts à s’écouter, à entendre la narration de leur propre passé dans les moments les plus cruels tout comme dans les moments les plus glorieux de notre histoire. Donc, le parlement peut servir de cadre, de test avant la mise en place (de) la commission et bien avant d’interroger les Guinéens dans leur douleur. Mais, je pense que le contexte actuel ne se prête pas car, (ah !) les acteurs du moment n’inspirent pas la confiance du peuple qui a du mal à lire la sincérité qui (les) leur engage dans cette action. Néanmoins, il faut poursuivre l’œuvre même s’ils n’inspirent pas confiance, on peut enclencher des processus qui peuvent survivre à leur gouvernance pour permettre aux Guinéens de tourner la page ».
Chaikou Yaya Barry député du parti Union des Froces Républicaines (UFR) : « C’est une bonne chose que les Guinéens se réconcilient entre eux. Ce débat nous a permis de connaitre les techniques et les expériences des autres pays qui n’ont pas subi de guerre mais, qui ont procédé à la réconciliation nationale pour aller de l’avant tels que le Maroc, le Togo (…). Ce sont des expériences qui vont nous permettre en Guinée d’aplanir nos divergences pour permettre au pays d’avancer. Avant ce séminaire, il y avait des divergences sur la question de réconciliation nationale. Certains pensaient que ce n’était pas la peine de parler de la réconciliation dans notre pays mais, aujourd’hui, nous sommes élucidés et nous souhaitons que cette réconciliation nationale se fasse pour qu’on avance ; donc, la justice transitionnelle peut permettre aux Guinéens de connaitre tout ce qui s'est passé dans notre pays depuis l’indépendance ».
Holomou Koni Kourouma, député non-inscrit : « Cette session nous a permis de retenir que la Guinée pour aborder son avenir avec sérénité a besoin de traiter sereinement son passé pour se réconcilier pour ne pas que cela constitue une épine dans nos pieds lorsqu’on essayera d’avancer. La réconciliation demande une forte volonté politique de regarder notre histoire avec honnêteté et sincérité pour qu’on voit ce qui n’a pas marché avant de prendre un bon envole. Ce n’est pas une question de théories ou de beaux discours ou encore de séminaires. A un moment, il faut passer aux actes, c’est le plus important et nous, en tant que parlementaires, nous ferons tous les travaux législatifs liés à cela à savoir la mise en place de l’institution vérité et réconciliation ».
Fatoumata Binta Diallo députée issue de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) : « Nous avons vu beaucoup de choses, nous avons vu les expériences des autres pays : Le Togo, l’Afrique du Sud, le Canada…C’est une très belle initiative. Dans notre pays, ce n’est pas facile car, les autorités ne veulent pas prendre les choses en compte. Si nous voulons réellement une réconciliation nationale, il faut que les autorités fassent le premier pas en demandant des excuses. C’est vrai, ce n’est pas à leur temps mais, on dit que l’administration est une continuité. C’est pourquoi, les autorités ne doivent pas dire que ce ne sont pas elles qui ont commis des exactions. Le premier responsable de l’Etat étant un gage aux yeux de la population, s’il prenait le devant en se confondant en excuse pour donner l’exemple, ceux qui ont subi le tord peuvent aussi comprendre car, c’est déjà une eau versée ».
Mme Camara Djessira Traoré, députée uninominale de Mamou (UFDG) : « L’initiative est bonne si elle se réalisait. Par rapport aux travaux préliminaires, il faut d’abord que l’autorité exécutive accepte de réaliser ses engagements pour que la réconciliation nationale soit une réalité. Si l’Etat respecte ses engagements, c'est-à-dire, la constitution, les accords, les traités et les conventions. Cela peut nous épargner des dépenses colossales comme le cas de Togo. Si l’exécutif accepte, la réconciliation nationale se fera avec moins de dépense. »
Moussa Bangoura, député du RPG-arc-en-ciel : « A l’issue de ce séminaire, des députés ont été outillés et édifiés pour aller à la base, expliquer aux populations la portée de la réconciliation nationale et que sans cette réconciliation, notre développement serait freiné. La réconciliation est bien possible en Guinée à travers la sensibilisation. La chance de notre pays, nous sommes tous des religieux donc, le pardon serait accepté à travers des campagnes de sensibilisation de la part du Gouvernement, des députés et de la société civile. »
Aboubacar Soumah, député uninominal de Dixinn (UFDG) : « Je suis satisfait par rapport au rapport de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (CPRN) ; il faut noter que le rapport a tenu en compte de toutes les préoccupations de la nation en matière de cohésion nationale. Ce séminaire m’a aussi débarrassé de certaines conceptions inutiles et il m’a motivé davantage à travailler pour la République. A partir d’aujourd’hui, je me mettrai au travail pour que la cohésion soit une réalité en Guinée. Que des Guinéens oublient les blessures en évoluant main dans la main sur de nouvelles bases saines ».
Sékou Camara, député du RPG-arc-en-ciel : « A travers cette rencontre, nous nous sommes rendus compte que les Guinéens ont besoin d’être réconcilié(s) pour une paix durable dans un développement harmonieux. Il faut que les Guinéens se pardonnent et acceptent de vivre ensemble. Notre pays vient de loin, de 1958 à nos jours, si les Guinéens tiennent compte des faits, nous dirons qu’il sera difficile qu’ils se réconcilient mais, il est très utile et important que les Guinéens s’acceptent et se pardonnent pour que notre pays se développe ».
Hamidou Wora Diallo, député uninominal de Mali (UFDG) : « C’est une bonne initiative, nous avons beaucoup appris et nous allons mettre ces connaissances à profit pour intervenir efficacement dans le cadre de la réconciliation nationale. Nous ferons le maximum pour nous acquitter de notre délicate mission de parlementaire au sein des différentes structures du pays pour rendre la tâche facile pour la commission de réconciliation nationale ».
Hadja Fatoumata Binta Diallo, députée uninominale de Koundara, présidente du forum des femmes parlementaire (UFDG) : « Ce séminaire nous a largement édifiés en tant que garant de la population. Nous avons besoin de la réconciliation nationale en Guinée. Nous ne pouvons pas dire que le tissu social est complètement déchiré mais, l’ethnocentrisme a pris de l’ampleur et pour le vaincre, il faut que les députés se lèvent. A l’image des autres pays, nous n’avons pas connu de guerre mais, nous avons connu assez (sic) de problèmes ; donc, nous avons intérêt que (sic) les Guinéens se réconcilient eux-mêmes (vraiment plus facile mais !). Certes, le chemin est long mais, il faut qu’on y arrive. Le Rwanda a eu assez de problèmes plus que la Guinée et même la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, il faut que les Guinéens s’acceptent, que les députés se lèvent pour expliquer aux populations qu’il ne doit pas avoir de haine entre elles qu’on doit se donner la main pour avancer ».
Mouctar Diallo, député et président du parti des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) : « Ce séminaire a renforcé les capacités des parlementaires dans leur rôle de gardien des droits de l’Homme et de promoteur de l’Unité nationale. Les thèmes ont été très enrichissants, nous avons examiné à la fois le dispositif législatif réglementaire qui favorise le respect des droits humains. Nous nous sommes enrichis des exemples de certains pays qui ont connu dans leur passé des conflits majeurs et des violations graves des droits humains et qui ont enclenché la justice transitionnelle afin de tourner la page. Ils se sont réconciliés avec leur passé en allant vers l’unité, la paix, le développement et le respect de droits de l’Homme. Nous avons été bien imprégnés des vertus de la justice transitionnelle. Nous allons jouer notre rôle pour enclencher le processus de réconciliation nationale afin de tourner la page de nombreuses violations des droits humains de 1958 à nos jours ».
Bangaly Kourouma, premier vice-président de la commission des lois (RPG-arc-en-ciel) : « La question de (la) réconciliation nationale concerne tous les Guinéens ; je pense que le moment est venu pour qu’on fasse dos à tout ce qui s'est passé pour nous donner la main et construire notre avenir. Ça va dans l’intérêt de tout le peuple de Guinée mais, il faut noter que jusqu’ici, il y a des larmes intarissables. Je pense que cette situation n’est pas propre à la Guinée seulement, c’est un peu (… ?) partout. Je suis sûr et certain que la réconciliation nationale est belle et bien possible en Guinée ».
Comme une Guinè…
Propos recueillis par Sékou Sanoh pour Guinéenews.
On se demande pourquoi le 4 août ?!
Paroles parades vers l’ultime pantalonnade : quand le peuple prendra la parole
Il se lèvera, il sera debout comme un seul Baobab, et il fera mieux que l’autre « namata » du Manding de Wa Kamissoko et de Gawlo Madani. Vous verrez ce qu’il fera des trois cents emballages pour froufrou-nghömi-bofloto-alloco.
Kurukanfoué, le faux pic bidouillé en 1998 livrera la vérité de la résolution des chasseurs bamanas-maninkas inscrite sur des feuilles de baobab qui dit dans son article premier
Nous sommes tous ici par la volonté de Nous peuple et nous n’en sortirons que par la force des incarnations démagos des ratotos !
A suivre..
Was-Salam,
Saïdou Nour Bokoum
Avec des extraits de propos recueillis par Sékou Sanoh pour www.guineenews.org
NB : désolé de n’avoir pu continuer le travail de boucher, au risque d’ensanglanter toutes ces pages : le ^passage de l’oral à l’écrit est hasardeux avec nos « acteurs » politiques. Le premier au bac 2016 serait le bienvenu à nrgui.com pour assurer la garde de Molière. Mais attention au syndrome Koula..
Note 1) En français, Le monde s'effondre, de Chinaua Achebe (Paix à son âme), l'autre Grand écrivain nigérian avec le Nobel Wole Soyinka. Quand on voit le RESISTIBLE (pour pasticher l'immense dramaturge Bertolt Brecht parlant de Hitlerdont on aurait pu arrêter l'ascension), oui, il est possible d'évider l'EFFONDREMENT national de la Guinée, toujours captive d'apprentis sorciers portant le même masque : nés pour le même fauteuil, RIEN D'AUTRE.
