With Guinea, banditisme is back !
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- Publié le lundi 13 février 2012 13:10
- Écrit par Hawa Daff
Témoignage
Un groupe d'hommes habillés en treillis militaires a attaqué dans la matinée du jeudi 9 février une pharmacie située au cœur de Bambéto,
qui contenait des produits pharmaceutiques, des cartes de recharge et d'autres objets électroniques. La scène s'est produite vers 9 heures non loin de la gare routière, comme s'il n'y avait pas de service de sécurité dans les parages. Les assaillants faisaient crépiter leur arme automatique comme dans un film de Rambo.
Les tirs étaient si nourris que les bandits ont curieusement réussi à tenir à distance les populations apeurées pendant qu'ils perpétraient leur sale besogne. Lorsque les jeunes du secteur se sont rendu compte qu'il s'agissait de bandits, ils ont aussitôt organisé la riposte en prenant à partie d'autres hommes en tenue militaire, venus à la rescousse. Après leur opération, les malfrats ont tiré en l'air pour se frayer un chemin dans le quartier. Ce qui a du coup, semé la panique chez les populations qui ont pris peur. Les commerçants eux ont baissé le rideau. Les forces de sécurité quant à elles, ont pointé le nez après l'attaque. L'une des victimes Alsény Sow narre sa mésaventure :
« Je balayais devant ma boutique vers 8 Heures 30, lorsque j'ai vu un homme qui s'est dirigé vers moi pour me demander de l'argent. Je ne m'attendais jamais à la visite matinale d'un bandit. Je lui ai répondu que je n'ai pas d'argent. Soudain, il a fait sortir son arme pour la braquer sur moi en m'intimant de lui donner de l'argent. Sur ce, je lui ai donné mes recettes de deux millions de francs. Si je savais que c'étaient des bandits, j'allais fuir mais c'était trop tard, puisqu'ils m'ont trouvé dans la boutique. Ils étaient au nombre de trois et habillés en civil. Ça été si rapide, que tout s'est passé en quinze minutes. Ils étaient lourdement armés. Ils ont tiré en l'air pour s'enfuir. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’il y a un pick-up de la gendarmerie à la station ici. Aucun d'eux n'a fait un geste pour venir intervenir. En plus, l'escadron de la gendarmerie se trouve à côté à quelques mètres d'ici »
Une autre victime Mouctar Camara témoigne :
« Au moment où j'ouvrais la boutique le matin, j'ai vu deux hommes habillés comme des fous. Quand j'ai ouvert la boutique, ils m'ont suivi. L'un a fait sortir son arme pour me dire de me coucher. L'autre a mis son pied sur ma tête. Ils se sont mis à crier en me demandant mon argent et les cartes de recharge. Je ne peux pas dire la somme exacte mais je sais que j'avais fait un achat de cinquante et quelques millions de nos francs hier. Je sais en tout cas qu'il y avait deux cartons d'argent. Ils ont tout emporté. Quant ils ont fini de prendre l'argent et les cartes de recharge, ils se sont mis à tirer dans tous les sens. J'étais toujours couché en ce moment là, je pensais même que c'était les forces de l'ordre qui sont venues mais ce n'étaient pas elles. Ces dernières sont venues trente minutes après l'attaque ».
On s'attaque aux cambistes à Labé, on dévalise des boutiques à Pita, on cambriole des pharmacies à Bambéto, on tente d'éliminer un leader syndical, ah oui c’est bien
Ainsi
"With Guinnea « Banditism is back ! ».
source : l'Obs Guinée
