Drame à Mali : Tout le village de Madina Kouta calciné, ses habitants en détresse

Deux cent treize (213) cases, dix (10) maisons, une école primaire de trois salles de classes, une mosquée d’une capacité de quatre cents fidèles, cent cinquante (150) charrues et un nombre important de vélos sont réduits en cendre, ruines et débris suite à un incendie d’origine accidentelle qui s’est déclenché dans un village de Mali Yembéring, le lundi 2 Avril. En plus, plusieurs tonnes de vivres (riz, arachide, maïs, mil, sorgho, fonio, manioc etc.), ainsi qu’un certain nombre de bovins, d’ovins, et de volaille qui sont calcinés. Egalement, selon l’imam de Madina Kouta, soit dix millions de francs guinéens et dix millions de francs CFA en espèces ont été carbonisés. Sur le plan humain, seules deux personnes ont été légèrement blessées  qui ont aussitôt bénéficié de soins par le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Mali. Depuis lors, les huit cents  habitants de Madina Kouta, visiblement traumatisés et désespérés , vivent sous des hangars de fortune, s’habillent et se nourrissent grâce aux gestes de bonne volonté exprimés par les populations de Mali. Car, jusqu’aujourd’hui le gouvernement n’a toujours pas réagi en termes de solidarité, et les autorités administratives préfectorales et communales de Mali n’ont que les yeux pour pleurer. Tout de même, le jour du drame, sous la direction de Harouna Souaré, préfet de Mali, une délégation des autorités s’est rendue sur les lieux avec quatre camions remplis de vivres et de matériels à usage domestique. Aujourd’hui, les populations sinistrées de Madina Kouta (situé à environ 50 km , à la frontière avec le Sénégal) pensent et se soucient de la reconstruction de leur village et de leur vie, mais elles restent sans pouvoir ni moyens d’entreprendre les travaux. Même si le coût total de la tragédie n’a pas été établi, les frais de reconstructions n’ont plus, il est à admettre qu'abandonnés à eux-mêmes, le village risque de disparaitre. En effet, plusieurs facteurs à la fois naturels et humains sont combinés pour un retour difficile à la vie normale pour les victimes. L’enclavement et l’inaccessibilité de la localité, la pauvreté très poussée et l’isolement de la population, la forte et constante chaleur (35 à 40 degré), la présence de moustiques et la rareté cruelle d’eau en font foi.

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