“Si tous les forestiers ne sont pas unis, ils ne seront jamais considérés en Guinée”, affirme Jean Marie Doré de l’UPG
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- Publié le dimanche 15 juin 2014 23:23
- Écrit par Alpha Oumar Diallo
Au cours d’une rencontre avec les militantes de son p Parti, le leader de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) a invité toutes les communautés de la Guinée Forestière à s’unir.
“C’est la première fois que les femmes de la Forêt à Conakry se mobilisent pour réclamer l’unité obligatoire de la Forêt. Parce que si vous n’êtes pas unis, si les Kissis, les Tomas, les Kpelés, les Manos, les Konos, les Koniankés ne s’unissent pas, jamais, ils ne seront considérés. Je vous donne un exemple terre à terre à Conakry.
Il y a plus de 140 chefs de quartier à Conakry, les Malinkés en ont 39, les Peulhs presque la majorité, les Soussous ont le reste. Or à Conakry, les groupes endogènes, c’est-à-dire le groupe étranger à Conakry le plus important est (le groupe, ndlr) des Peulhs. Après les Peulhs, ce sont les Forestiers, les Malinkés viennent après les Forestiers. Mais les Malinkés sont plus influents à Conakry que les Forestiers qui sont majoritaires. Pourquoi? Je vais vous expliquer.
C’est parce que les Forestiers sont profondément individualisés. Les Kissiens vont leur chemin, les Tomas de l’autre, les Kpelés ici, les ManoNs là, les Konons là, les Koniankés en haut. Ces groupes ne veulent pas mettre leur énergie ensemble pour surmonter les difficultés de la vie nationale. Ainsi, ces groupes, du fait de l’éloignement des uns et des autres cherchent toujours à s’agripper aux autres. Ils ont servi Sékou Touré en rang dispersé. Ils ont servi Conté en rang dispersé. Dadis est venu, ils ont parlé de façon divergente. Je ne parle pas de la transition parce que c’était un an. Alpha Condé est là aujourd’hui, chacun court pour mettre sa propre imagination à son service. Il n’y a rien de concret et de commun à tous ces gens pour porter l’exigence collective de la Forêt“.
Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com
