La Direction générale de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) a procédé ce mardi 2 décembre au lancement de sa campagne dénommée, « opération coup de poing » vis-à-vis des opérateurs de téléphonies mobiles qui doivent à l’Etat.
Selon le Directeur Général de l’OGP Paul Moussa Diawara, cette campagne s’inscrit dans le cadre du recouvrement des taxes et redevances liées aux publicités que doivent les entreprises à l’Etat guinéen. Cette opération « coup de poing » vise à sévir contre les opérateurs de téléphonie mobile qui refusent de payer les taxes et redevances liées aux ventes publicitaires qu’ils pratiquent sur leurs réseaux.
Pourtant, poursuit Paul Moussa, l’OGP avait commencé à créer d’abord une plateforme pour sensibiliser ces opérateurs pour ne pas que ce soit un coup brutal, mais plutô à les amener à bien comprendre le bien fondé, la légalité du payement de ces redevances. Mais au finish, malgré l’implication de la Direction de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) depuis 6 mois, ces opérateurs ne se sont pas acquittés de leurs redevances liées à la publicité, déplore Paul Moussa.
Il dira qu’il parle du marketing pratiqué à partir des téléphones des clients à travers les SMS que ces derniers reçoivent même à 2h du matin, aussi à travers les campagnes organisées sur les téléphones mobiles dont les opérations devraient être attribuées à l’OGP; « la téléphonie est devenue un nouveau support de publicité, parce qu’à travers le téléphone, on peut vous informer sur une marque, sur un produit, sur un service, mais cela relève des opérations commerciales de l’OGP. C’est inacceptable que ces services soient accordés a ces entreprises qui se font appeler entreprises citoyennes dans les dires, mais dans les faits elles ne le sont pas».
Cette mesure que le DG de l’OGP promet de faire applique et qui concerne l’ensemble des opérateurs de téléphonies évoluant en Guinée a commencé par l’opérateur Orange-Guinée.
Du côté de cette société, personne n’a voulu s’exprimer sur le sujet devant la Presse, le chargé de Communication a quant a lui laissé entendre que c’est à la justice de trancher.
Oumar Mbö pour aminata.com
