L’autre drame de Kolonkola : l’aide du gouvernement n’est pas arrivée aux bénéficiaires
- Détails
- Publié le mercredi 9 septembre 2015 15:48
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
- Affichages : 591
Le gouvernement a annoncé des vivres aux populations sinistrées de Kolonkola. Mais, ces dernières resteront sans être servies, jusqu’à l’après-midi de ce mercredi 9 septembre 20915, selon notre envoyé spécial. Depuis que le drame y est survenu, le samedi 5 septembre 2015, nombreux sont ceux qui s’y rendent. Mais, il y a trois jours, le seul moyen terrestre d’être dans cette localité, c’est à pied.
Les deux principales routes qui y mènent (celle qui vient de Tougnifily et l’autre qui relie la localité à Koumbaya) sont très dégradées. Les pluies qui se sont abattues le week-end dernier ont davantage rendu compliqué l’accès au lieu du sinistre.
Le camion militaire transportant les vivres n’a pas pu quitter Koumabaya. Il a été donc demandé aux bénéficiaires de venir s’approvisionner là. Ils devraient le faire dès les premières heures de ce mercredi. Mais, «il faudra dans ce cas, attendre dans l’après-midi », dira madame le préfet qui a précisé que cela sera incompatible avec la visite que le premier ministre doit effectuer sur les lieux aujourd’hui, mercredi. Le chargement a été donc confié à Sékou Sidibé, chef du district de Koumabaya.
Les ministres qui ont voulu y acheminer des vivres ont été obligés de rester à Koumbaya. C’est tard dans la journée que les deux ministres ont eu le courage de se rendre sur les lieux du sinistre. Ils ont réussi à le faire, mais en empruntant d’autres véhicules, le ministre de la Santé a utilisé un véhicule de l’OMS. Malgré cela, les officiels ont fait une bonne partie du chemin à pied, en laissant les véhicules empruntés à l’entrée de la localité.
Des médicaments pour les blessés, cinq tonnes de riz, 20 bidons d’huile et 20 cartons de savon, c’est ce que le gouvernement a pu envoyer non seulement aux 480 personnes concernées, mais aussi à toute autre personnes qui aura reçu et hébergé une victime après le drame.
Thierno Amadou Camara, envoyé spécial de Guineematin.com à Kolonkola, Boffa
