Après le demi-échec ou le succès mitigé de la Francophonie, Le Bureau du Haut Commissariat des Nations unies en Guinée s'implique dans le processus de réconciliation en Guinée.
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- Publié le mardi 19 juin 2012 18:38
- Écrit par ERAPMOS
L'institution onusienne chargée des droits de l'homme en Guinée en partenariat avec la Francophonie ont initié ce Mardi un séminaire de partage d’expériences portant sur la question de réconciliation avec pour thème: le processus de réconciliation dans les pays sortant d'une crise : enjeux, défis et perspectives. C'est un complexe hôtelier de Conakry qui a réuni les différents acteurs concernés par cette question qui revient quotidiennement sur les lèvres des citoyens.
Initialement placé sous la présidence du Président de la République le Président Alpha Condé qui n'a pu effectuer le déplacement pour des raisons de calendrier, car il entamait ce matin une série de visites notamment en Malaisie,au Brésil et en France. C'est la ministre des Guinéens de l’Étranger Mme Kaba Rougui Barry qui a présidé cette cérémonie qui a également connu la présence des co- présidents du Comité provisoire de Réconciliation : les chefs religieux El Hadj Mamadou Saliou Camara grand imam de Conakry et Mgr Vincent Coulibaly. Il y avait d'autres invités venus d'autres pas ayant traversé des crises notamment, M. Nicodem Barrigah, Président du Comité de Réconciliation du Togo.
Pendant trois jours les différents acteurs échangeront sur les mesures à envisager pour faciliter le processus de réconciliation en Guinée. Le Bureau du Haut Commissariat en Guinée entend profiter de ces trois jours de travaux pour rapprocher et les politiques et la société civile sur ce terrain qui depuis un temps se trouvent dans l’impasse.
Dans les différents discours, les responsables du HCDH, Yves Boukmessi représentant spécial du Bureau du HCDH et Anthony Kouama, Coordinateur de la dite institution, ont à tour de rôle, salué les efforts engagés par les autorités tout en assurant les uns et les autres leur entière motivation à accompagner les acteurs.
Au delà des efforts entrepris pour rencontrer les acteurs de premier plan, il faudrait que l'esprit de réconciliation se traduise par une prise de conscience des citoyens à la base et que cette dernière soit ressentie comme telle. Espérons qu'au sortir d ces 72 heures de travaux, les fondement d’un tel esprit seront trouvés.
