Un ressortissant Guinéen otage au Niger
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- Publié le mardi 16 octobre 2012 10:57
- Écrit par Erapmos et Sn Bokoum
Un ressortissant Guinéen vivant au Niger est actuellement dans les mains d'un groupe de ravisseurs dans une province au Niger en compagnie d'autres ressortissants africains depuis 48 heures annoncent les autorités du Niger.
Au lendemain de la défaite du Syli national de Guinée au compte des éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations qui se dérouleront en Afrique du Sud, le sort d'un de nos compatriotes dont l'identité ne nous a pas été dévoilée reste très inquiétante. Il se trouve entre les mains d’un groupe de ravisseurs qui visaient dans la zone, un anthropologue occidental italien qui lui a échappé.
Selon nos informations, ce Guinéen vit au Niger depuis plusieurs années, et n’a aucun lien avec la communauté guinéenne qui s'est déplacée pour la rencontre de football. De toute façon, la diplomatie guinéenne souvent très lente devrait entrer en action pour secourir ce ressortissant.
Les ravisseurs n'ont pour l'instant pas fait cas de rançon.
Cet otage vient rejoindre le groupe déjà détenu probablement par les mêmes ravisseurs.
Parmi ces derniers figurent cinq Français, un Togolais et un Malgache. On reste sans nouvelle de sept personnes, travaillant pour les entreprises françaises Areva et Vinci, enlevées dans le centre d’Arlit, ville située à proximité de la frontière algérienne, dans le Nord du Niger. Le ministre français des Affaires étrangères a évoqué vendredi la piste d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans cet enlèvement. Pour l’instant, aucune revendication n’a été formulée par les ravisseurs. « On imagine qu’il s’agit, sinon des mêmes groupes, au moins de la mouvance AQMI, Al Qaïda au Maghreb islamique », qui avait enlevé fin avril Michel Germaneau avant d’annoncer son exécution fin juillet.
Depuis, les deux groupes Vinci et Areva qui emploient les otages, ont annoncé un durcissement « immédiat » des normes de sécurité.
Ce n’est pas une première pour le groupe nucléaire français. Déjà en 2008, quatre personnes avaient été enlevés puis relâchés quatre jours plus tard en bonne santé.
