Dissémination d'Ebola en Afriquede l'Ouest : vers la mise en quarantaiene par l'OMS..

La mise en quarantaine de la Guinée, la Sierra Leone, et le Liberia se prépare-telle en Afrique de l’Ouest ? L’OMS demande à demi-mot aux Etats de la sous-région d’examiner la question. Featured

Professeur Alpha Condé:  «Ebola ce n’est pas la fin du monde, ce n’est pas la peine d’avoir peur»;  

Dr. Pierre Formenty, spécialiste de la maladie à l'OMS: «Les gens prennent la route et les routes existent dans toute l'Afrique de l'Ouest. Il y a des routes qui vont à Bamako, Abidjan et Dakar. Bien sûr, il y a des contrôles, mais nous savons tous que toutes ces frontières sont en fait très poreuses et que nous devons faire preuve de prudence et se préparer»



 

La mise en quarantaine de la Guinée, la Sierra Leone, et le Liberia se prépare-telle en Afrique de l’Ouest ? L’OMS demande à demi-mot aux Etats de la sous-région d’examiner la question.

Plus de d'une semaine après la déclaration du professeur Alpha Condé dédramatisant la présence du virus de la fièvre Ebola en Guinée; dans des termes qui ont beaucoup choqué les spécialistes de la question:  «Ebola ce n’est pas la fin du monde, ce n’est pas la peine d’avoir peur»;  l'Organisation mondiale de la santé (OMS) informe les pays voisins de la Guinée, la Sierra Leone, et le Liberia, les trois pays affectés par l'épidémie de la fièvre hémorragique Ebola, de se préparer à l'arrivée de voyageurs infectés par ce virus mortel.

«Les gens prennent la route et les routes existent dans toute l'Afrique de l'Ouest. Il y a des routes qui vont à Bamako, Abidjan et Dakar. Bien sûr, il y a des contrôles, mais nous savons tous que toutes ces frontières sont en fait très poreuses et que nous devons faire preuve de prudence et se préparer», expliquait ce vendredi, le Dr. Pierre Formenty, spécialiste de la maladie à l'OMS, lors d'une conférence de presse à Genève.

Subtilement, le Dr. Pierre Formenty a insisté sur la mise en quarantaine de la Guinée, la Sierra Leone, et le Liberia, par la Côte-d'Ivoire, le Mali, le Sénégal et la Guinée-Bissau; les voisins immédiats de ces pays affectés par le virus.

Hier, le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Luis Sambo, a estimé qu’«Il ne s’agit plus d’une épidémie spécifique à un pays mais d’une crise sous-régionale qui requiert une action ferme des gouvernements et des partenaires. L’OMS est vivement préoccupée par la transmission en cours de l’épidémie aux pays voisins, ainsi que par le potentiel de propagation internationale ultérieure du virus Ebola. Il faut impérativement intensifier les efforts de riposte, promouvoir la collaboration transfrontalière et le partage d'informations sur les cas suspects et les contacts, conformément aux lignes directrices de l'OMS, et mobiliser tous les secteurs de la communauté afin de garantir un accès sans entrave aux zones affectées. C'est de cette manière que l'on pourra enrayer efficacement l'épidémie».

La légèreté dans les précautions et l’absence de coordination de la lutte ont plongé la Guinée, le Sierra Leone, et le Liberia dans une situation sans précédent. Toutefois en Sierra Leone, le gouvernement vient de taper du poing sur la table. Il avertit qu’héberger des personnes infectées par le virus Ebola serait considéré comme un crime grave. Selon certaines informations reçues au ministère de la Santé, des patients infectés auraient quitté un hôpital dans le district de Kenema, à l’est du pays, pour entrer dans la clandestinité. Par manque d’informations claires sur la maladie dans les trois pays, les personnes affectées préfèrent se cacher pour éviter la stigmatisation.

Face à la flambée de l’épidémie, l’OMS réunira les 2 et 3 juillet à Accra, les ministres de la Santé de onze pays d’Afrique, et d’autres partenaires, pour discuter des moyens de prévenir la propagation du virus.

Au 23 juin 2014, un total cumulé de 635 cas avait été notifié pour 399 décès, dans la sous-région.

GUINEEINFORMATION

 

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