Plus de 20 000 personnes seront infectées par Ebola au début de novembre si rien n'est fait pour renforcer les mesures de contrôle de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, a averti mardi 23 septembre l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans une étude publiée par la revue New England Journal of Medicine.
« En supposant qu'il n'y ait aucun changement au niveau des mesures de contrôle de l'épidémie », il y aura, dans les premiers jours de novembre, 9 939 cas au Liberia, 5 925 en Guinée et 5 063 en Sierra Leone, indiquent les experts. Par ailleurs, ajoutent-ils, sans amélioration dans la prévention et la prise en charge, il y aura ces prochains mois, non pas des « centaines » de cas et de morts chaque semaine, mais des « milliers ». Et de souligner que le taux de létalité des personnes atteintes du virus s'élève à 70,8 %.
« TROISIÈME PHASE DE CROISSANCE »
La semaine passée, les Nations unies avaient indiqué qu'elles estimaient à 20 000 le nombre de personnes infectées à la fin de 2014. Le rythme de croissance exponentiel de l'épidémie a assombri les prévisions des scientifiques, qui appellent à renforcer « rapidement » les mesures de contrôle, notamment lors des funérailles, et à renforcer la détection précoce des cas.
Selon le dernier bilan de l'OMS publié lundi, l'épidémie d'Ebola a fait plus de 2 800 morts en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année.
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« Nous sommes dans une troisième phase de croissance de l'épidémie » qui est « explosive », a affirmé un des coauteurs de l'étude, également directeur de la stratégie à l'OMS, lors d'une conférence de presse à Genève.
