L'ancien otage Serge Lazarevic est de retour en France

L'avion gouvernemental ramenant du Niger Serge Lazarevic, dernier otage français dans le monde, dont la libération a été annoncée mardi, a atterri mercredi 10 décembre peu après 7 h 45 à l'aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris.

L'ex-otage a été accueilli à sa descente du jet français par sa mère et sa sœur, ainsi que par le président François Hollande. Serge Lazarevic a fait le voyage avec sa fille Diane, venue le chercher mardi soir au Niger, ainsi qu'avec le directeur et un médecin du centre de crise du Quai d'Orsay.

« LA LIBERTÉ, C'EST PLUS CHER QUE TOUT »

« J'avais oublié ce qu'était la liberté mais n'oubliez jamais qu'être un homme libre c'est de faire attention à soi, partout où vous allez. Faites attention parce que la liberté c'est plus cher que tout », a-t-il dit dans une courte déclaration sur le tarmac.

« Quand on est pris, quand on est malmené, quand on est perdu, quand on est au bord de la mort, on pense plus à la vie. Je suis heureux d'être revenu. Je récupère peu à peu. Je ne suis pas très bien physiquement, fatigué par le voyage mais content d'être en vie [...] Je suis hyper tendu mais à part ça, ça va. »

« Je veux lancer un message simple, clair, à tous nos compatriotes qui peuvent se trouver dans des zones à risque : faites en sorte de ne pas aller où vous pouvez être enlevés », a de son côté déclaré le chef de l'Etat.

Serge Lazarevic doit être conduit peu après son arrivée dans un hôpital militaire pour des examens de santé avant de retrouver sa famille dans l'intimité, a expliqué la cellule de crise. « Le médecin lui a fait un check-up dans l'avion et il va bien », a-t-on précisé de même source.

L'ex-otage, qui a la double nationalité française et serbe, avait été enlevé avec un autre Français, Philippe Verdon, qui avait été retrouvé tué d'une balle dans la tête en juillet 2013.

Lire notre chronologie de l'enlèvement à la libération de Serge Lazarevic

« IL Y A EU NÉGOCIATION »

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, interrogé mercredi sur d'éventuelles contreparties à la libération de Serge Lazarevic, s'est contenté de dire qu'il y avait eu « négociation ».

Cette négociation, a poursuivi le proche du chef de l'Etat, qui suivait en direct sur France 2 l'arrivée du Falcon, a été « menée par la France, menée par les pays qui, avec la France, agissent dans toute cette région pour lutter contre le terrorisme, les relais... ».

Y a-t-il eu des libérations de prisonniers d'AQMI en échange de Lazarevic ? « J'ai entendu ça, je ne sais pas, a répondu Le Foll. Je ne m'aventurerai pas [à faire] des commentaires sur des choses que je ne connais pas. »

David Thomson, journaliste de Radio France internationale spécialiste des groupes djihadistes, affirme qu'une « probable rançon », ainsi qu'un échange de prisonniers, aurait permis la libération du Français.

Le Monde


 

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