Voir le portfolio du Campus universitaire d'Abidjan, après rénovation :
certains d'entre eux racontent que malgré ce coup de peinture général, le malaise estudiantin perdure. Ils font « le rang » pour la cantine pendant des heures avant de pouvoir manger. Le prix des repas a augmenté. Un plat coûte maintenant entre 400 et 500 francs CFA (entre 0,60 et 0,70 centimes d'euros). Les bus scolaires sont surchargés. Il faut se placer aux arrêts deux heures avant de pouvoir espérer avoir une place, serré contre la vitre. Les amphis sont surpeuplés et en majorité sans climatisation.
Le campus se remet difficilement de dix années de présidence occupée par Laurent Gbagbo. A l'époque, les chambres s'étaient transformées en petits commerces de proximité. Des non-étudiants d'un âge avancé vivaient en cité universitaire. Les résidents se faisaient appeler « les cambodgiens » parce qu'ils dormaient à cinq dans une chambre comportant deux lit. En 2009, le syndicat FESCI régnait en maître sur le campus avec la bénédiction des autorités ivoiriennes. Après la crise, ses membres ont fui les cités universitaires qui s'étaient transformées en véritables planque d'armes. Ils se sont réfugiés au Ghana ou à l'intérieur du pays.
Camille Millerand
Le Monde
Vue sur une partie du « campus ancien » de Cocody. Cette cité universitaire fait partie du grand campus de Cocody. On dénombre, à peu près, 50 000 étudiants à Abidjan. La majorité d'entre eux (environ 40 000) vivent en cité universitaire. Ils sont répartis entre les cités U. Jean Mermoz, celles du « campus ancien » et des « 220 logements ». Au fil des années, de nombreux petits commerces (restaurants, salons de coiffure, maquis, cabines téléphoniques) tenus par des étudiants se sont établis atour des complexes estudiantins et à l'intérieur des cités U. Mars 2010.

