Gabon: Le journaliste Pierre Péan reconnait s'être trompé dans son enquête sur Ali Bongo
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- Publié le jeudi 15 septembre 2016 20:34
- Écrit par Sylvain Moussavou
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éan et Ping fin 2014 à Paris et vues des extraites de l'édition du midi libre de ce jeudi (ph 2, 3, 4 et 5)© Koaci.com- Jeudi 15 Septembre 2016- C’est la révélation qui fait frémir le landerneau gabonais. Après une enquête fouillée d'un quotidien régional français, le journaliste suspecté d'être à la solde de Jean Ping et qui avait brandi la thèse de non nationalité gabonaise d'Ali Bongo, revient sur ses allégations."C'est bizarre et ça remet en cause mon enquête" a indiqué Pierre Péan dans les colonnes de l'édition de ce jeudi de nos confrères du Midi Libre en réaction à une enquête menée par ces derniers auprès de la famille du sud de la France qui avait accueilli le fils du président Omar Bongo, comme relevé jeudi par KOACI.COM.La journaliste en charge de l’enquête démontre avec de nombreux témoignages à l’appui le caractère factice de cette construction et décrit dans le détail les années alésiennes (Alès, sud est de la France, ndlr) du Président Ali Bongo.
Elle est allée rencontrer les témoins de l’enfance du Président à Alès qui rapportent bel et bien qu'Ali Bongo est bien le fils de son père.Dans "Nouvelles affaires africaine", brulot contre Ali Bongo sorti en 2014, Pierre Péan validait la thèse du congossa gabonais, qu'Ali Bongo n'était pas le fils d'Omar mais un enfant biaffrais (Nigeria, ndlr) adopté par l'ancien président et son épouse Joséphine Kama alias Patience Dabany.Cette thèse via l'ouvrage servira par la suite de principale ossature de la campagne du candidat malheureux Jean Ping contre son rival Ali Bongo que certains observateurs qualifieront d' "odieuse" voire de "dangereuse", au regard du climat délétère et haineux qu'elle avait instauré dans une frange de l'opinion avant et durant la campagne électorale.Par ailleurs la thèse de non nationalité avait servi de principal argument à ceux qui vilipendaient l'indépendance de la Cour constitutionnelle au moment où cette dernière validait la candidature d'Ali Bongo pour la présidentielle du 27 aout. Sans preuve concrète apportée, elle avait logiquement refusé les recours portant sur sa prétendue origine nigériane.Ali Bongo, blessé par le fait que certains puissent oser prétendre qu'il n'était pas le fils de son père, avait toujours demandé à ces détracteurs qu'ils déposent les preuves de leurs allégations.
Sylvain Moussavou, LibrevilleRecevez les notifications de KOACI.COM en temps réel avec notre nouvelle application mobile Android (cliquez et installez la sur votre mobile)
