Manuel Valls : "il faut maintenant "faire confiance à Ali Bongo".

Il se permet dans un même temps de féliciter "l’aspiration de la jeunesse africaine à la démocratie". 

En janvier dernier, Manuel Valls s’était laissé aller à un moment de sincérité en doutant publiquement de la manière dont le président gabonais s’était fait élire en 2009. "Démocratique ? Pas comme on l’entend", avait-il dit le Premier ministre français sur le plateau de France Télévision Dans l’édition de l'hebdomadaire Jeune Afrique du lundi 19 septembre, le même Manuel Valls déclare qu’il faut maintenant "faire confiance à Ali Bongo".

Afficher l'image d'origineIl se permet dans un même temps de féliciter "l’aspiration de la jeunesse africaine à la démocratie". Mais il ne cite pas Denis Sassou-Nguesso, qui poursuit une répression dans le Pool au Congo-Brazzaville contre ses opposants. Répression toujours en cours puisque selon nos correspondants sur place, le 22 septembre à 7h45, le village de Mko dans le pool aurait été rasé par les hélicoptères du pouvoir congolais et les habitants contraints de fuir dans la forêt.

Manuel Valls n’évoque pas non plus l’aspiration à la démocratie des Nigériens, dont les représentants de l’opposition étaient pour la plupart emprisonnés pendant l’élection du Niger de mars dernier. Il n’évoque pas la disparition des "preuves" au dossier d’instruction, soi-disant accablantes de l'affaire de prétendu coup d’Etat ayant permis au clan présidentiel de justifier l’incarcération de l’Etat major de l’opposition.

Les violences en République démocratique du Congo, au Congo-Brazzaville et au Gabon traduisent en effet cette "aspiration de la jeunesse africaine à la démocratie". Il traduit également le ras le bol des populations d’Afrique francophone qui souffrent, comme les Français, d’être dirigés par les mêmes personnes depuis trente ans.

Observateur avisé de la société française, le Britannique Stephen Clarke* décrit la classe politique française comme "une espèce de monarchie qui se passe la main". "Ils font partie de la même caste, ont fait les mêmes études, sont traités avec déférence dans les média et constituent cette forme d’élite qui reste en place. Le président exerce depuis son Palais des rois, le Premier ministre dans un autre palais. Chacun le sien. C’est pire que la monarchie anglaise car en Grande-Bretagne au moins, la monarchie n’a pas de pouvoir politique."

Seul litige possible entre la France et le Gabon, la situation de l’opposant Jean Ping. Alors que son domicile serait cerné par les forces de l’ordre, un haut responsable politique français s’est engagé à le défendre en cas d’agression par les forces de l’ordre. Ceci impliquerait le déploiement d’une des unités du 6ème bataillon d’infanterie de marine positionné sur le camp de Gaulle de Libreville.

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