Les femmes de l’opposition fustigent Rabiatou Serah
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- Publié le lundi 3 septembre 2012 20:42
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Ce lundi 3 septembre, les femmes du bloc Collectif /ADP étaient face à la Presse pour exprimer leur désarroi à l’égard de Hadja Rabiatou Serah Diallo, présidente du CNT, suite à la proposition des projets de sortie de crise qu’à présenté cette institution la semaine dernière au Président de la République et qui a choisi parmi les trois propositions, la recomposition partielle de la CENI.
Les dames estiment que le Président a fait ce choix parce que cette proposition lui est favorable et que Rabiatou en temps que présidente d’une institution indépendante qui remplace l’Assemblée nationale, aurait mieux fait de légiférer et soumettre sa proposition de loi au président pour promulgation.
« Le président de la République partage concurremment avec le CNT le pouvoir d’initiative des lois, rien ne l’autorise à interrompre une procédure parlementaire de vote d’une loi pour lui substituer un proposition élaborée par une commission ad hoc. Il s’agit d’une immixtion manifeste de l’exécutif dans le fonctionnement du législatif et d’une violation flagrante du principe intangible d’indépendance et de séparation des pouvoirs ».
C’est ce qu’on peut-on lire dans leur déclaration. Pour elles, Hadja a « trahi l’institution qu’elle préside, et elle contribue à favoriser la dérive autocratique en cours du pays ».
Les femmes de l’Opposition disent qu’elles rejettent catégoriquement ce projet de loi, car selon elles il s’agit d’un texte « illégal et anticonstitutionnel qui porte dangereusement atteinte à la séparation des pouvoir garantie par la constitution.».
« La présidente du CNT n’a pas à faire des démarches auprès du Président de la République ou attendre que le Président lui dicte des lois alors qu’elle doit être là à l’écoute du peuple de Guinée. On était tous là pour la soutenir en pensant qu’elle pouvait faire sortir la Guinée de l’ornière. On regrette aujourd’hui que ce soit elle qui fasse des démarches au près de la présidence pour des projets de loi », a dit Maimouna Baldé des NFD.
« C’est dommage pour notre pays. Jusque là rien n’a changé. On continue toujours à manipuler la population pour complaire à un pouvoir en place. La population doit comprendre que si aujourd’hui nous somme en train de lutter c’est pour elle. C’est vrai, qu’on parle de parlement, de législatives, mais il serait bien de libérer le pays. Pour aller aux élections il ne s’agit pas seulement d’aller, mais il faut d’essayer de mettre tout en place. Nous, nous avons toujours dénoncé la CENI parce que si nous allons aux élections avec une CENI contestée, ces élections ne seront pas acceptées de tous. Et donc vaut mieux prévenir que de guérir », a renchéri Aissata Daffé de l’UFR.
Hadja Biya de l’UFDG dit que le combat avec la présidente du CNT va continuer si elle ne réagit pas et ne se « remet sur les rails, nous ne baisseront pas les bras nous irons jusqu’à s’il faut lui dire de démissionner ».
Ainsi soient-elles, les premières dames montées en puissance !
ASB
