Dialogue inter-guinéen : La Guinée vers une nouvelle crise politique
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- Publié le mercredi 23 mars 2016 12:57
- Écrit par Daouda Yansané
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Guinée Conakry 21/03/ 2016 Nrgui.com. En plus des journées villes mortes qu’elle a décidé d’organiser les 30 et 31 mars prochains, l’Opposition guinéenne compte saisir aussi le premier ministre pour la reprise du dialogue inter-guinéen. Cette nouvelle est donnée par Aboubacar Sylla, le porte-parole de la dite opposition lors d’un entretien exclusif qu’il a accordé au reporter de nrgui.com.
D’après Aboubacar Sylla, l’idée de saisir le premier ministre pour seulement la recomposition du comité de suivi et pour la reprise du cadre de dialogue est venue de la violation par le gouvernement et par la CENI des accords signés dans les conclusions de ce dialogue.
« Nous avons fait le constat que le comité de suivi qui regroupe aujourd’hui la mouvance présidentielle, l’opposition républicaine, les partenaires techniques, la société civile et la CENI qui est censé être l’unique cadre du dialogue existant en ce moment, est superbement ignoré par la CENI et ne se sent pas tenue par les résolutions que ce comité prend. Donc, nous avons décidé de saisir directement le premier ministre par courrier, puisque c’est le premier ministre qui est constitutionnellement est chargé du dialogue social et de l’application des accords politiques que le gouvernement passe avec les partis politiques », a-t-il expliqué.
A en croire le porte-parole, l’Opposition adressera un autre courrier au premier ministre pour l’ouverture d’un autre dialogue politique. « Nous allons le saisir également d’un courrier pour demander l’ouverture d’un autre dialogue politique qui va au premier chef permettre de faire l’évaluation du niveau d’exécution de l’accord politique du 20 août 2015 de manière à voir quelles sont les priorités qu’il faut dans le cadre de ce processus électoral et les solutions qu’il faut mener immédiatement ».
Par rapport à la récente annonce de Lansana Kouyaté, président du PEDN de ne plus prendre part à des manifestations de rue, le porte-parole a dit que c’est un droit absolu pour toute personne de manifester ou pas. « Tout citoyen à le droit de participer à une manifestation s’il le veut. L’opposition républicaine va suivre ses démarches habituelles »
Daouda Yansané pour www.nrgui.com
