Ligue des champions : le PSG valide sa qualification pour les huitièmes

Le club parisien s'est imposé 1-0 mercredi face à l'Apoel Nicosie.

Avec les premières fraîcheurs automnales, le Paris-Saint-Germain est-il en passe de redevenir le collectif percutant et efficace qu’il était ces deux dernières saisons ? A défaut de retrouver ses vertus offensives d’antan, le club de la capitale a validé, mercredi 5 novembre, sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions en s’imposant (1-0) à domicile face à l’Apoel Nicosie. En tête du groupe F avec 10 points à l’issue de la 4e journée de la phase de poules, les hommes de Laurent Blanc devancent d’une unité le FC Barcelone, vainqueur (2-0) sur la pelouse de l’Ajax Amsterdam.

Peu enclins à s’installer rapidement dans les travées du Parc des Princes, certains supporteurs parisiens ont loupé l’ouverture du score quasi immédiate de leur formation. Cinquante-huit secondes après le coup d’envoi, l’ Uruguayen Edinson Cavani faisait rugir l’écrin francilien. Auteur du seul but du PSG lors de sa victoire (1-0) à Nicosie, le 22 octobre, l’élancé attaquant se trouvait à la réception d’un centre tendu du latéral Gregory Van der Wiel, réalisant un modèle de contrôle en pivot avant de battre en force Urko Pardo, le portier adverse.

Groggys, les visiteurs réagissaient avant le quart d’heure de jeu, obligeant le gardien parisien Salvatore Sirigu à s’employer une première fois. A la 18e minute, Edinson Cavani manquait de peu de signer un doublé mais sa tête plongeante fracassait le poteau d’Urko Pardo. S’en suivait un raté clownesque des attaquants du PSG devant la ligne
de but adverse, les Argentins Javier Pastore et Ezequiel Lavezzi se gênant pour pousser le cuir au fond des filets.

Le Brésilien Lucas Moura n’était guère plus adroit devant les cages. Dribbleur diabolique, le natif de Sao Paulo était à l’origine des quelques actions de classe de sa formation. Néanmoins, il n’arrivait pas à doubler la mise, ses innombrables salves étant systématiquement repoussées par la main ferme du gardien chypriote. A défaut de regagner les vestiaires avec un avantage confortable, les locaux se gargarisaient de gestes techniques sans satisfaire pleinement leur public.

Occasions manquées

Après la pause, les Parisiens jouaient à se faire peur. Auteur d’une passe en retrait mal appuyée, le capitaine du PSG, Thiago Silva, contraignait Salvatore Sirigu à sortir en catastrophe devant un attaquant adverse. Le long de la ligne de touche, Laurent Blanc ne masquait guère son agacement en voyant ses joueurs multiplier les crochets et les arabesques superflus devant la défense chypriote. Avant l’heure de jeu, Javier Pastore s’empalait une nouvelle fois sur Urko Pardo au terme d’une spectaculaire série de dribbles. Un quart d’heure plus tard, l’Argentin aux jambes fuselées expédiait une énième frappe au-dessus de la cage de l’Apoel.

Au fil des occasions manquées par les Parisiens, une certaine nervosité gagnait le public du Parc des Princes. A la 80e minute, Edinson Cavani décochait un tir puissant qui rasait à nouveau le montant droit d’Urko Pardo. Combatifs comme au match aller, les Chypriotes offraient une belle résistance, s’arrachant sur chaque ballon. Malgré ses multiples raids dans la surface adverse, le PSG échouait à doubler la mise. Une dernière tête trop enlevée de l’inépuisable milieu Blaise Matuidi illustrait le manque de réalisme du club de la capitale. Au coup de sifflet final, les protégés de Laurent Blanc quittaient leur arène sur un score minimaliste.

Le 25 novembre, le PSG tentera de conforter sa première place au classement en recevant l’Ajax Amsterdam. Mais avant ce prochain rendez-vous européen, les Parisiens accueilleront, dimanche 9 novembre, l’Olympique de Marseille, actuel leader de Ligue 1, lors d’un clasico qui s’annonce incandescent.

 

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