En introduisant la conférencière, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO, ancien maire de Labé et modérateur de la rencontre a justifié l’initiative par la volonté de rétablir la vérité historique sur la vie et l’œuvre de l’ancêtre de la grande famille des Khalidouyabhé : « Oui, chacun se doit de connaître réellement le passé de ses ancêtres, l’histoire de sa communauté ou de son pays au risque de perdre son identité, ses repères dans ce vaste mouvement économique, politique, social et culturel de notre époque. »
Mouvement ponctué de zones d’ombres, tumultueux et polluant très souvent, où mystificateurs de tous bords s’évertuent avec intelligence, avec grande finesse à déformer et à falsifier les faits historiques : « ce n’est donc pas gratuit si Alain Focar de RFI introduit son émission ‘’Archives d’Afrique’’ par dire que nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme. »
Pour Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO, c’est très certainement en raison de la portée historique de l’œuvre et du sens que Karamoko Alpha Mo Labé a donné à son existence en faveur de l’Islam qu’André Demougeot, Gouverneur des colonies, dans ses notes sur l’organisation politique et administrative du Labé avant et depuis l’occupation françaises, notes publiées en 1944 dans les mémoires de l’Institut français d’Afrique noire, a écrit : « Karamoko Alpha Mo Labé a laissé la réputation d’un Saint Homme, insensible aux biens de ce monde, ne se souciant que de convertir les incroyants… »
L’ancien maire de Labé a par la suite noté que par la sagesse, la foi pure chaque fois plus affermie, la générosité et son amour du prochain, Karamoko Alpha s’est placé au dessus de ce monde sensible pour atteindre les cimes les plus élevées de la spiritualité, et intégrer les hautes fréquences de l’univers supra-sensible.
Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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