Kolonkola ? (De Saïdou Nour Bokoum)

 

KOLOKALAN son yémin !

Kolonkalan a koun ti

Pilon où est le voleur

Pilon fends-lui le crâne

C’était une comptine que chantait ma mère

Pendant que mon frère

Me lisait le « Petit chose »

Et j’attendais la page cruelle

Où il disait « Jacques tu es un âne »

Kolonkalan son yé min

Kolokalan a koutnti

C’étaient deux porteurs de pilon

Chasseurs de voleurs, de félons

Ils entraient en transe

Comme des toupies de rhombe

Faisaient le tour des mensonges

Ils dansaient au pas de l’invisible Chaman

Portant la part polaire du qutb zaman

Qui renvoie le tiers-malheur à son Seigneur

Gardant un second tiers pour soi

Ce que l’Eternel Soi

Acceptait de l’ami

Hallaj, aimé d’Allah

Qui osa « An-nal-Haq ! »

Quoi ? S’indignèrent les  Oulémas

« Houwa c’est moi !» déjà au sommet de la croix

Ma dina, ma foi

Ce pays tien, vrai parc de monts

Mais aussi montagnes d’immondices

Suintées d’âmes damnées des terres jaunes de Siam

Amant des saints chercheurs de faîtes

Où le NON et le NOM

Sont leur unique provende

Trônant sur des tonnes de fer et d’alu

Ces racines des cieux

Qui retiennent la terre de s’effondrer

Sous les péchés

De ceux qui ont craché sur le pacte sacramentel

Enfoui sous les scandales humanitaires

Turgescences géologiques :

Qu’elles aient nom Simandou

Nimba Kakoulima Gangan

Gorgés de fer de bauxite et d’autres

Rogatons du démon

Qui n’ont que mépris de l’ami

Qui le leur rend bien

Anéanti dans ces prières à l’Ami

Qui fera bien descendre pire que la ferraille d’Alufer

Dans les flancs de Kolonkola

Par Le Temps !

La rigueur de Notre Fer

Le dernier-tiers péché tombera

Qui emportera tout tyran entêté

Pauvre Taga nguél

Woï Nna Adama dén sèguèni

De tes dernières larmes

Les Tianguél qui boudent nos bowès

Ne sont plus loin de Bowal Siam

Que le martyre guinéen voit à l’horizon

Déjà Akhir zaman ?

Se demandent les martyrs

Kolonkola dis-le au Kolonkalan

Est-ce encore loin Koumbia ?

« Combien de signes.. » leur faut-il !

Madina ici s’arrête ma piste

Ma route s’est fendue comme sa lune

Salam et Salatou sur lui

Mon sentier laissé aux lampistes

D’une gare où le train siffle depuis

Six cent soixante six fois

Mais ces gens de peu de foi

Ont besoin de l’envers de tes belles lances

Rimah qui rime avec Rahma

Rahman tous en choeur

Rahîm pour crtains coeurs

Tu es Maître de ma dina

Par toi Guinè est devenue Yerusalim

Salam à tous

Ainsi Saladine rime avec Madine

 

NB :  - par un pauvre en Allah – Exalté !- Désolé, je ne me corrigerai que quand je sortirai de mon Hal. Qui suis-je, j’en ai oublié jusqu'à mon nom couvert par tant de lumière..

             - rien qu'une ébauche : "workshop", à relire tous les matins ou tous les soir svp

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