Sa bouche mon oreille (Saïdou Nour Bokoum)

Un chauffeur de taxi  cinquantaine, petit bonnet

Mawbbhè », Bah Oury, si taï woni ko lantchou gol addi mo, éhé, o louttaï no ton ! Si c’est pour casser suivez mon regard, il eût mieux fallu qu’il restât là-bas..

Eh ? Vous êtes pour sa condamnation, son exil,  !

Non mais, , ko no non..

Dans un autre taxi

O hébhi tchogou è tchoggou.

Six mois, le patron est déjà entré dans ses frais de ce petit « sorti port » (occasion Bruxelles)

Donc le taxi vous revient ?

Les patorons sont tous des menteurs, il l’avait promis, la main sur le coran, enfin non, il pue le bèrè dès 8 heures du matin, ko dhoun woni cafè makko on..

Gollèmodjè, jeune « taximètèr »

Eh patoron, il y a plus de mosquées que de musulmans

Plus d’écoles que d’élèves

Les rejetons au dos sont plus âgés que les nubiles qui les ont pondus

Un conducteur de magbana

Une passagère descend subrepticement « oubliant » de payer :

A côté de mon petit village, il y a un lieu-dit qu’on nomme Kaya, dénmousso, I kaya kili !

Jeune fille, tes kouilles

Elle a des balloches au lieu d’une  « mous mous » (Ahmadou Kourouma, Renaudot 2000 et quelques)

I dâ sara sini, ya ni yè wa diahannama, tu rendras compte « demain », avant d’aller en enfer

Ousmane taximan intello

Excellence, je vais écrire une lettre à son Excellence Ibrahima Kourouma

Ah ?

Ces élèves qui vont au tableau qui n’ont qu’un bâkanwol (string, si on veut)..

Oui ?

Ce qu’elles écrivent, est-ce que leurs camarades lisent ça ?

Non, mais ce n’est pas à Ibrahima Kourouma qu’il faut écrire, lui « il commande » les collégiennes et les lycéennes, jupes longues kaki pour les premières, bleu blanc pour les lycéennes..

- Eh hé patoron, ces jupes sont fendues des orteils au « ndjodon », mais le ndjodon aujourd’hui, eh héé, c’est pas ndjodon dey ! Un baya en élastique !

Soungouroun baya, c’est qu’elle chanteuse déjà ?

Gollèmodjè 

Hé, an bhi kolodjè, dourouwati dhon !

Et toi fils de.. tu ne peux pas donner un coup à droite !

Dans un autre taxi

Bah Oury est allé présenter ses condoléances à la famille de Zakariaou

Alors?

Ils l’ont supplié de sortir pour que « les autres » ne viennent pas saccager notre maison

Un boutiquier

Bah Oury est allé prier dans une mosquée de .. 

A Bambéto ?

En tout cas pas le fameux jour où le jeune journaliste fut abattu par un inconnu , dès que l’imam a dit Assalam aleykoum, il a été le premier à planter Bah Oury seul dans la mosquée

BS de mon quartier

Ce sont des rumeurs, je suis membre actif de l’UFDG, je ne rate aucune réunion, il suffit qu’on lance une fatwa fausse, bhè dioundia ka lâbi, et la foule reprend, avec l’excuse : mènèn mè dianga, mèdhèn wonnnanno Bah Oury, Kono so o wi i mon wondi è Alpha Condé, eh hé hé ! » C’est comme ça qu’ils embobinent les gens, ce sont des inconditionnels de Cellou, « mènèn mèn dianga..», une intox bien réfléchie doyen..

La petite foule est là chez mon voisin, qui a ouvert deux sources de vie dans son mur, de sept heures à minuit, des gamins et des fillettes de trois à 15 ans viennent prendre un deux, trois bidons.

Kaléta est là, l’eau du ciel aussi, mais on attend l’eau dans les robinets jusqu’aux aurores.

A +

Was-Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

NB : une contrainte, je ne me relis pas, les coquilles, les agressions syntaxiques, cherchez-les, trouvez-les,retirez-les et gardez le reste.

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