Ouverture au « Centre commercial » franco guinéen de la culture des « 72 H du livre (Saïdou Nour Bokoum) » !
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- Publié le mardi 26 avril 2016 16:14
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Actualités Guinée Conakry 26/04/2016, Nouvelle République de Guinée
C’est le lapsus très révélateur dont la salle comble du Centre culturel franco-guinéen fut gratifiée par le premier ministre guinéen, le jeune quinqua Mamady Youla. L’ensemble de la cérémonie fut une longue litanie de la chaîne de production du livre.
Tout sur le livre, sauf l'auteur du livre !
Merci aux chefs d'Etats, aux ministres présents, aux miniers.. Pas un mot à Ahmed Tidiane Cissé. Ni de l'actuel "jeune" ministre le "lyrique" Siaka Barry (selon son Premier ministre), ni d'Ibrahima "Capi"Camara actuel président de l'association des écrivains guinéens - dans le mépris totoal des écrivains de la diaspora -, qui avait pourtant rendu un vibrant hommage à "feu son promotionnaire" de Kindia. Bref, laissons les morts enterrer les morts.
L'irruption du refoulé ("centre commercial" au lieu de Centre culturel) du « jeune » PM guinéen n’était pas le moindre tropisme qui travaille à la ruine de la culture guinéenne depuis 60 ans. Avant lui, le « jeune » ministre de la culture Siaka Barry avait construit la chaîne culturelle qui rendait historique cette « mamaya » qui, profitant de la présence du pays invité d’honneur, le Congo (RDC, Brazza ?), a fait le grand écart, en évoquant les sorties histrioniques – les pics hystériques étant réservés à Senghor, "valet de l’Impérrrialisme.. "-, scellant l’immortelle amitié entre Sékou Touré et les Congo. D’où la future immortalité du Professeur-écrivain, Alpha Condé dont on sait l’amitié avec Denis Sassou Nguesso.
You dig me ? Capito ? Je crois que le pays invité d’honneur était le Congo RDC, mais on n’a pas parlé de Kabila ! Et si c’était l’autre Congo, comment en dire un mot sans parler de Sony Labou Tansi ? D’ailleurs, on n’était pas là pour parler de culture, ni même de livre, puisque les modérateurs et les organisateurs ont réussi l'exploit de parler de « La Guinée capitale mondiale du livre en 2017 », en faisant l’impasse sur l’auteur, cet écri-vain (William Sassine). Sansi Kaba, grand maître de cérémonie, MC (comprenez Microphone Controller ou DJ, Disc Joker that is amuseur public), a vaguement chuchoté le nom de Monenembo (trop souvent en compagnie de CDD, chef de file de l’opposition, ne le racontez pas si vous n’avez pas lu le décret qui en fait foi), pour qu’on ne l’entende pas, pourtant coopté « ambassadeur » de cet évènement par M. le Commissaire général de « Conakry, capitale mondiale du livre ».
Parle plus bas car l'on pourrait nous entendre..
Donc Sansi Kaba, jeune Turc, ne tient pas à ruiner le fruit de tant de maestria qui a convaincu les pontes de l’UNESCO de choisir la Guinée pour cette immense mondialité, qui ne mettra cependant pas un Kopek dans cette foire. Au risque de contunuer à exceller dans notre péché mignon depuis que nous sommes indépendants : la mendicité. Mendiants assis sur des montagnes d'or, dixt Alpha Oumar Konaré. Un million de bouquins oui, mais pas un dollar ni un euro. Ce qui fera beaucoup de malheureux. Voilà, on n’était pas là pour parler de culture, en tout cas, pas du livre comme produit culturel ou objet producteur de culture. On était là pour parler de cailloux, de mines si vous voulez, le thème de ces 72 heures du livre étant « Le livre et les mines.. ». Puisque la Guinée ne vit que des mines, de la géologie d’une façon générale.
Alors que c’est l’évidence même, le Guinéen en chair et en os depuis 60 ans, vit plutôt d’un scandale humanitaire et non pas de.
Donc, PM, ministres, directeurs en veux-tu en voilà qui, grâce à leur position dans la chaîne de la production minière, des régies d’avance, des coutchas tombés de sous tables de moult lobbying, vont aider le livre à devenir une poule aux œufs d’or : euros, dollars, des livres sterlings : tous les ambassadeurs ont, la main sur le palpitant, juré de faire de Conakry, la capitale des hommages funèbres.
Donc le thème de cette 8ième édition : « Le livre et les mines.. »
Moi je vois un sens au thème de cette huitième édition des 72 heures : c’est la triste mine de l’écrivain, en pensant au chevalier à la triste mine de Cervantès dont c’est le 400ième anniversaire de la naissance (ou de la mort, je ne sais plus).
C’est aussi la mine du crayon de l’écrivain, le vrai, quand il taille son ustensile dans le feu central et n’attend pas les « commercials » (pub) pour sortir transfiguré par l’œuvre ciselée au noir, avant d’étinceler de mille feux rouges comme l’immortel Phénix qui tous les cinq cents ans, meurt et renaît de ses cendres. N’attendant pas la manne et la caille tombées d’un ciel empourpré par le poison rouge des explosions minérales qui salopent nos terres et nos poumons fatigués d’entendre :
La Guinée, scandale géologique
Les 72 heures seront clôturées par le confrère Alpha Condé lundi à 19 heures. Il offrira un pot de colle aux autres plumitifs qui auront reçu un carton or arc-en-ciel :
Donc la question de cours : quel est le nom de l’éditeur du premier « masterpiece » du « poète-président » guinéen ?
Edition Gît-le-cœur.
Gare au prédateur qui détournera mon prix à envoyer à :
Saïdou Nour Bokoum
www.nrgui.com ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
